Horten, le 9-12-1932
Cher frère, Th. Ellefsen,
La bonne paix de Dieu.

Je suis rentré à la maison aujourd’hui (vendredi) avec le « Dronning Maud ». Le fr. Aslaksen a continué son voyage vers Oslo et Hønefoss. Les jours que nous avons passés à Copenhague ont été particulièrement bons, surtout pour les amis. Il n’y a pas eu beaucoup de nouvelles personnes.

Merci beaucoup pour tes 2 lettres accompagnées de lettres de Møller. Il nous rabaisse en disant que nous sommes des enfants d’Agar qui ne sont pas encore affranchis de la loi. Cela prouve qu’il n’a pas compris un traître mot de tout ce qui a été dit aux réunions à Esbjerg. Nous devons annoncer la Parole, tant pis pour ceux qui y trouvent une occasion de chute. On ne peut pas discuter de la Parole à l’infini avec tous les incrédules qui sont choqués. Møller a écouté sa femme, car elle a été choquée à une réunion du matin pour les femmes. Après cela, Møller lui a tout de suite emboîté le pas. L’opinion de sa femme est tout de suite devenue l’opinion de Møller. Dans de telles circonstances, l’expression « petit toutou » est tout à fait à sa place. Mais que cela reste entre nous. Je suppose que le fr. Aslaksen va lui écrire et que le fr. Bratlie va pouvoir lui parler à l’occasion. Quant à toi, tu dois prendre les choses exactement dans l’ordre où elles se présentent, dans cette affaire. C’est la destruction qui demande des efforts.

Dimanche, nous étions à Helsingborg, où, chose curieuse, le « gouverneur » est aussi venu dans le salon chez les Ekstrøm. Il y a eu un sérieux affrontement, chose à laquelle Ekstrøm n’était sans doute pas habitué, mais cela semble avoir produit un excellent résultat. C’est un miracle de Dieu que nous nous soyons rencontrés de nouveau de cette manière.

Merci beaucoup pour tout le bien que ta femme et toi nous avez témoigné au Jutland. Pauline et les enfants vous adressent à tous beaucoup de salutations. Je n’ai pas encore parlé avec Esther.

Le voyage au Danemark a été béni – du début à la fin, et Dieu nous a donné la grâce d’être en bonne santé.

Cordiales salutations à toi et à ta maison, de la part de ton frère dévoué dans le Seigneur,

J. O. Smith