(Destinataire non identifié)

Horten, le 25 octobre 1932
Cher frère dans le Seigneur ***,

Merci beaucoup pour votre lettre, que j’ai reçue aujourd’hui.

Nous n’avons rien contre les autres croyants, mais il faut noter que la plupart d’entre eux ne veulent pas entendre parler de la communion des souffrances de Christ. Pour que la force de l’Esprit nous soit profitable, il faut qu’elle soit transformée en communion avec Christ dans ses souffrances et dans sa mort. Ph. 3, 10. Il y a un parvis (le pardon des péchés), il y a un lieu saint (le baptême de l’Esprit), et il y a un lieu très saint (devenir conforme à Christ dans sa mort). Car il y en a trois qui rendent témoignage : l’Esprit, l’eau et le sang. Jésus n’est pas venu avec l’eau seulement, mais avec l’eau et avec le sang. Par la force de l’Esprit, nous devons lutter contre le péché jusqu’au sang. Dans ce cas, la force de l’Esprit n’aura pas été donnée en vain. Les chutes d’eau de Sarpsborg sont tombées du haut de la falaise pendant des siècles sans être pratiquement d’aucune utilité. Plus tard, les hommes ont appris à utiliser ces forces pour produire de la lumière et d’autres choses utiles. Il en est de même de la force de l’Esprit. Il faut l’utiliser, pour qu’elle ne soit pas donnée en vain. C’est cette exploitation de la force, pour parvenir à l’obéissance de la foi, qui rencontre de l’opposition de la part de tant de croyants. C’est aussi pourquoi les conducteurs manquent de lumière au sujet de « Christ manifesté en chair » ; oui, ils s’opposent même à un travail plus profond en Dieu. Nous ne leur tirons pas dessus, mais nous nous en prenons à l’esprit qui hait la croix, car nous savons par expérience que toutes les choses de ce genre mènent à une fausse liberté.

Il est juste de rechercher : 1°) le pardon des péchés, 2°) la force de l’Esprit, qui est donné à tous ceux qui lui obéissent, 3°) la communion des souffrances de Christ, à laquelle participe de manière tout à fait naturelle toute âme qui obéit à l’Esprit. Nous n’avons aucun sujet de discorde, si seulement tous veulent suivre les traces de Christ. Mais c’est bien sûr une affaire personnelle pour chacun. On ne peut pas amener les gens par assemblées entières à vivre pieusement.

Salutations cordiales de votre frère, lié à vous dans le Seigneur,

J. O. Smith