(Manuscrit original non disponible)

Horten, le 26 février 1936
Cher frère, Elias Aslaksen,
Grâce et paix en Jésus-Christ !

Merci beaucoup pour ta bonne lettre, que j’ai reçue aujourd’hui. Les voies de l’Éternel sont merveilleuses, et ses sentiers sont paisibles. Je suis rentré lundi de Brevik, où nous avons eu des réunions bénies. Nous avons aussi été à Langesund, Porsgrunn, Herøya, Skien et Skotfoss. À Skotfoss, nous avons disposé d’une grande salle communale. Il y avait beaucoup de gens, et une grande grâce a reposé sur la réunion. Cela a donné un peu matière à réflexion à plusieurs croyants. Il en a été de même à Skien. Le fr. Øvrum a rendu un témoignage qui avait de quoi rendre jaloux les évêques du pays.

De tous côtés, nous voyons apparaître de nouveaux visages. L’opposition a pour ainsi dire disparu, et nous avons employé leurs propres armes pour rendre l’air encore plus pur. Il n’y a pas eu la moindre protestation. À Brevik, nous avons eu des études bibliques qui allaient plus en profondeur, et les frères se sont réjouis. Le voyage a commencé à Fredrikstad, puis nous sommes allés à Tønsberg et à Sandefjord, où nous avons passé de bons moments chez le fr. Isak Evensen. Gilbu et sa femme venaient nous voir dès qu’ils en avaient la possibilité.

Du reste, il faut se poser la question suivante : Qui sait quelles sortes de poissons se trouvent dans ce grand filet, qui sera bientôt plein ? Dieu seul le sait ! Certes, les gens se réjouissent dans la lumière aussi longtemps qu’ils entendent la Parole et qu’ils voient cette lumière, mais lorsqu’ils doivent prendre des décisions et diriger selon leur propre vision, je m’étonne souvent en voyant à quel point ils peuvent se tromper. Lorsqu’il s’agit d’appliquer leur propre conseil, les choses tournent mal. Est-ce au plus profond du cœur que l’on n’est pas sauvé ??? Est-ce que ce sont les sentiments et les pensées du cœur qui ne sont pas entièrement avec Dieu ? Si c’est le cas, la lèpre peut éclater à n’importe quel moment. C’est sans doute la raison pour laquelle Paul dit que tous cherchent leurs propres intérêts. C’est cela qui les rendait inaptes à l’œuvre du ministère. Lorsque je quitte un frère spirituel, qui comprend pour ainsi dire tout, pour aller directement voir un frère charnel, je ressens une souffrance dans mon esprit, car tout est rabaissé à un niveau charnel, ce qui fait que l’on comprend les choses autrement.

Salue ta maison et les amis. Lorsqu’on est en voyage, on ressent fortement qu’il y a peu d’ouvriers.

Salutations cordiales de ton frère dévoué,

J. O. Smith