Être rendu captif
Mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Ro. 7, 23.
Ce n’est pas rien d’être rendu captif de la loi du péché dans les membres, après avoir été dégagé de la loi et être mort à ce dont on était captif. Ro. 7, 6.
Lorsque je suis rendu captif de la loi du péché dans les membres, de sorte que je fais ce que je hais, ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. C’est dans le domaine inconscient que je suis rendu captif, là où je suis encore charnel ; car la chair ne peut pas se soumettre à la loi de Dieu. Quand la lumière de Dieu éclaire le point sur lequel j’ai été rendu captif, je suis jugé. Pour en être affranchi, je dois approuver le jugement et faire mourir cette action du corps par l’Esprit, afin que je vive. Ro. 8, 13.
Il est dit dans Ro. 8, 2 que la loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Comment puis-je être affranchi et en même temps être rendu captif ? En fait, je suis affranchi de la loi du péché et de la mort, mais je ne suis pas affranchi de la loi du péché dans mes membres. Il n’y a pas de condamnation pour le fait d’avoir du péché, mais il y en a une pour le fait de commettre le péché. La loi du péché et de la mort est à l’œuvre chez celui qui est tenté et qui cède à la tentation, de sorte que le péché est enfanté, et qui, malgré cela, ne se juge pas lui-même, mais qui laisse le péché être consommé et produire la mort. Il est clair que nous sommes affranchis de cette loi-là, puisque nous avons crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Il en va tout autrement de la loi du péché dans les membres. Elle nous rend captifs, que nous le voulions ou non, parce que nous sommes encore dans le corps de cette mort et que nous sommes obligés de servir la loi du péché avec notre chair – même si nous servons la loi de Dieu avec notre entendement. C’est justement pour cela qu’il n’y a pas de condamnation. Ce qui est né de la chair est chair, même quand c’est la chair d’un disciple de Jésus-Christ. Nous voyons bien aussi en pratique, si nous sommes honnêtes, que nous faisons souvent des choses que nous n’aurions pas voulu faire, des choses que nous haïssons de tout notre cœur. La raison en est que nous avons été rendus captifs de la loi du péché dans nos membres. La situation n’est pas la même pour quelqu’un qui est tenté et qui tombe dans la tentation. Il ne fait pas ce qu’il hait, mais ce qu’il aime. Il n’est pas non plus rendu captif, mais il cède de son plein gré à la tentation.
Pour être réellement libre et comprendre par la foi sa liberté, il faut faire une nette distinction entre les effets de ces deux lois différentes dans sa propre vie, pour ne pas croire qu’on a péché quand on a fait une action du corps, que l’on hait et que l’on juge en esprit et vérité.
