Paix !
Merci pour ta bonne lettre reçue aujourd’hui, et pour les deux lettres de N. R. Voilà donc ce mystère résolu. Tout finit par être exposé à la lumière. Je suis en train de faire une deuxième relecture de contrôle de [la brochure] « Égaré dans la foi » de mon frère Aksel. C’est vraiment une bonne brochure. Je ris parfois à haute voix en lisant. Nous allons en imprimer 3000 exemplaires, ainsi que 3000 de « Les quatre étapes de la vie du croyant ». « Égaré dans la foi » sera probablement prêt avant Pâques ; l’autre brochure sera peut-être disponible en quelques exemplaires pour Pâques, et le reste plus tard. Il y a maintenant tellement de débutants que nous avons besoin de ces deux livres, qui sont remarquables dans leur genre.
Je comprends qu’il y a fort à faire à Oslo ; mais lorsque tu gardes les réunions tournées vers l’intérieur, comme des réunions de l’Assemblée, l’esprit de châtiment et l’onction t’aideront à garder sous contrôle les personnes plus extraverties, et tous ceux qui sont sincères seront satisfaits et recevront de la nourriture. Je sais bien que tu le fais plus que par le passé. Les vauriens et le christianisme plus profond ne s’accordent pas. Je l’ai vu récemment à Sarpsborg, où tout un groupe de gens comme ça était venu à la réunion publique. Ensuite, 25 à 30 d’entre eux nous ont suivis chez le fr. Ramdahl ; mais ça n’a été que pure folie. Bon, en tout cas nous aurons aussi essayé cela. Ces personnes grossières doivent être traitées par le destin de la vie, pour qu’elles récoltent beaucoup de corruption de ce qu’elles ont semé. Peut-être cela les fera-t-il penser autrement. Si l’une ou l’autre de ces personnes a de meilleurs sentiments, elle se séparera des pires d’entre elles.
Tu dis que tu sens qu’il y a parfois une distance entre nous. Je ne le ressens pas de cette manière. Mais l’école de la vie m’a appris à me comporter, dans ma vie et dans mes rapports avec les autres, de telle sorte qu’il reste la distance que l’Esprit de Dieu veut qu’il y ait. Tu as sans doute ressenti la même chose dans tes rapports avec les uns et les autres. Ceci n’est pas une rupture de la communion dans la lumière ; mais c’est la vraie attitude à avoir les uns par rapport aux autres, dans la lumière de Christ. Si cela fait défaut, il n’y a plus de respect les uns pour les autres ; mais c’est précisément dans cette attitude que l’amour et la communion peuvent croître et s’épanouir. Tout est alors en progression. Il faut donc que la distance nécessaire au ministère soit présente, et seule l’infidélité peut la faire disparaître. C’est là garder sa dignité, ce que les anges n’ont pas fait.
Ce sont des choses dont on ne parle jamais, mais tu m’as toi-même arraché une explication, et je crois que tu le comprends très bien, puisque toi aussi tu as des relations – de service – avec beaucoup d’autres personnes.
Cela ne nous sépare donc pas, mais l’un attire l’autre en Christ, qui attire tous à lui. Car il est écrit : Et celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c’est Dieu. Il y a là sûrement beaucoup de demeures dans la même communion, dans le même Seigneur et dans la même foi. Paul courait dans ce domaine comme si un seul remportait le prix. La distance diminue au fur et à mesure que la vitesse augmente. Mais cela incite à courir encore plus vite.
Je sais que tu comprends ces choses, c’est pourquoi je t’en parle. Si seulement tu pouvais me dépasser dans ta course, de sorte que ce soit moi qui ressente que la distance est pénible !
Salue le fr. Madsen et sa maison. J’ai envie de venir en visite à Oslo une fois avant Pâques. Nous verrons bien comment les choses se disposeront.
Salutations cordiales de ton serviteur, toujours dévoué et intéressé dans le ministère,
J. O. Smith