(Manuscrit original non disponible)

Horten, le 10 octobre 1934
Cher frère, Elias Aslaksen,
Paix !

Merci beaucoup pour le temps que nous avons passé ensemble à Oslo et pour les lettres.

Nous allons bien, par la grâce de Dieu. Nous avons des combats et des luttes, comme d’habitude, mais cela fait partie de notre formation. Il y a beaucoup de choses que je ne peux pas comprendre, mais j’entends le tonnerre et je vois les éclairs au loin, en terre inconnue. Le chemin de Dieu est très long. Sa justice à notre égard est sans limites.

Comme tu le sais, j’ai été à Oslo pendant 6 jours. C’était très bon d’avoir des études bibliques après l’effusion de l’Esprit qui a eu lieu là-bas. Malgré tout le travail qui a été fait, il y a encore malheureusement un manque de connaissance des chemins de la vie intérieure. Je croyais qu’ils savaient tout, si bien que j’avais presque honte de faire des études bibliques, mais il s’avère en fin de compte que c’est justement ce qu’il leur faut.

Ce qui manque, c’est l’ordre et le progrès dans l’œuvre du ministère. Ces prières terriblement longues aux réunions sont absolument à rejeter, de même que ces réunions de prière bien trop longues. Il en va différemment pendant les temps de réveil ; dans ces moments-là, il faut faire les choses autrement. Dieu est un Dieu d’ordre, et tout ce que nous faisons doit contribuer à l’édification.

Oui, cher frère, tu comprends cela toi-même, mais maintenant, il faut le mettre en pratique. Lorsque l’obéissance est devenue parfaite dans une assemblée locale, nous pouvons aller ailleurs – vers ceux qui sont de l’autre côté de l’océan.

Si nous ne travaillons que vers l’extérieur, ou si nous travaillons trop vers l’extérieur, la vie intérieure de l’Assemblée s’appauvrit. Et c’est pourtant cette vie qui est le noyau même de toute notre activité. Car Jésus marchait au milieu des sept chandeliers d’or. C’est à l’Assemblée que Dieu ajoute des âmes, c’est pourquoi les choses doivent y être en ordre.

Il y a certainement beaucoup de choses à dire à ce sujet. Mais je crois que si nous sommes vigilants sur ce point, nous pourrons à cet égard devenir plus parfaits en vue de l’œuvre du ministère. Que Dieu nous donne sa grâce, sa puissance et sa sagesse pour cela !

Ton frère, qui se donne de la peine, qui aspire et qui rampe pour s’éloigner du péché, de la mort et de l’enfer et s’approcher de la lumière, de la vie et de la sagesse de Dieu,

J. O. Smith