(Lettre à N.N. remplacé par la lettre originale)
Paix !
Je t’ai déjà envoyé une lettre aujourd’hui, mais pendant que je me trouvais au bureau de poste, ta lettre est arrivée avec le règlement de l’abonnement à « Skjulte Skatte » ainsi que l’adresse de Milda Spaangberg, Islande. Elle est désormais inscrite dans le fichier des abonnées ici. Merci pour tout. Sa lettre témoigne de la façon dont Dieu l’a guidée. Je connais bien le cuisinier S. Madsen depuis les années de guerre, dans l’ouest de la Norvège. Il écrit de nombreuses lettres à des personnes un peu partout. Je me réjouis qu’elle soit venue à une réunion à Bergen, car il y a un réveil là-bas.
Je dois vraiment dire que c’était bon de lire ta lettre cette fois-ci. Elle témoignait de foi, de confiance et de lumière. Jésus est venu comme une lumière pour éclairer les païens. Nous ne devons jamais prescrire à Dieu des règles sur la manière dont il doit se révéler à nous. Pour ce qui me concerne, Jésus m’a apporté de la lumière et des révélations de l’Esprit. Dans cette lumière, il y a la vérité qui affranchit, il y a du jugement, le jugement qui aboutit à la justice. La sœur Milda S. dit qu’elle a retiré un enseignement des conversations avec toi sur des choses spirituelles. Je crois que c’est le cas. Toute l’inquiétude que tu as ressentie, parce que les choses ne se passaient pas conformément à ce que tu avais pensé et imaginé, était absolument inutile. Dieu nous traite individuellement, et nous ne pouvons pas fixer des règles sur la manière dont il nous traite. Ce qui s’est passé t’a vraiment appris cette leçon-là. Ce qui compte vraiment, c’est que nous parvenions à la paix, la joie et la lumière ; car c’est là l’œuvre de l’Esprit de Dieu. C’est alors l’affaire de Dieu, et non la nôtre, de décider de la manière dont cela doit se passer.
Comme tu le sais certainement, je me suis retrouvé seul à une époque, solitaire dans la lumière que Dieu m’avait donnée. Je n’avais donc aucun ami. Et pourtant, j’étais très heureux et satisfait de cette situation, et je le serais sans doute resté jusqu’à ce jour, si Dieu n’avait pas, dans sa grande grâce, béni le travail comme il l’a fait. Il y a eu de plus en plus de personnes qui ont eu part à cette vie plus profonde en Dieu, en se purifiant elles-mêmes et en commençant à marcher dans l’obéissance de la foi. Quand d’autres personnes voulaient nous donner un nom, elles ont choisi les amis de Smith ou les Smithiens. Ce sera à elles d’en rendre compte. Pour ce qui nous concerne, il nous répugne de nous donner nous-mêmes un nom. Tu mentionnes « l’Assemblée » comme un nom biblique qui pourrait convenir. Mais si nous commençons à qualifier le groupe dans lequel nous travaillons « d’Assemblée », nous excluons en quelque sorte d’autres membres de l’Assemblée qui appartiennent en vérité à l’Assemblée, mais qui dans leur ignorance sont affiliés à d’autres noms de partis. Il y a des difficultés de tous côtés.
Le pasteur méthodiste est resté avec nous pendant environ deux heures pour parler des élections municipales. Nous nous sommes entretenus de toutes sortes de choses. C’était vraiment surprenant de remarquer à quel point il était dans l’ignorance de la vie intérieure. Et pourtant, il était obligé de me donner raison une fois après l’autre, en disant : « C’est vrai, c’est ce qui est écrit. » Nous voyons bien une fois de plus qu’ils connaissent la lettre ; mais quand l’Esprit rend la Parole vivante, cela leur semble étranger et bizarre. C’est comme ça, et ça restera comme ça jusqu’à la fin des jours. Merci pour tes prières afin que je puisse vivre et œuvrer.
Salutations cordiales à toi, à ta maison et aux amis.
Ton frère uni à toi dans le combat de la foi
J. O. SmithLorsque Dieu donne de la lumière, il donne par là même un sceptre (car c’est la lumière qui gouverne). Ce faisant, il confère aussi la dignité de juge, le pouvoir sur les ténèbres de Satan, qui doivent s’enfuir. Réjouis-toi donc dans la lumière et marche en elle, et tu seras son enfant.
Non, nous n’avions pas acheté d’airelles pour l’hiver, elles étaient donc les bienvenues. C’étaient de belles baies, un sourire de la région du Østerdalen, comme tu dis. Merci pour tout. Je joins la lettre de M. S.
