Horten, le 20-1-1927
Cher frère, E. Bekkevold

Merci pour ta bonne lettre et pour les manuscrits, que j’ai reçus aujourd’hui. Celui de Fénelon était remarquable. Le fr. Aslaksen aurait dû être chez vous, mais il a été malade. Je suppose qu’il sera bientôt rétabli et qu’il pourra venir vous voir. Cela fait longtemps que j’ai l’intention de venir à Oslo. Dieu voulant, et si rien de spécial ne vient y faire obstacle, je vais essayer de venir samedi soir. Je partirai via Moss à 6 h de l’après-midi et je serai probablement à Oslo vers 9 h du soir. J’espère qu’il y aura quelqu’un qui aura le temps de passer me prendre à la gare.

J’entends que vous avez eu et que vous avez encore des tensions dans l’assemblée. Cela ne changera rien aux choses si seulement vous les plus anciens, vous restez fermement unis dans un même Esprit. Nancy Diesen est actuellement à Oslo, chez Helga. Je suppose que tu l’as vue. De même que Johanne et Ester Ellefsen.

Du reste, je veux te dire de rester ferme et inébranlable dans ce que tu as, et d’exhorter les autres à faire de même. Utilise bien le temps, comme l’écrit Fénelon. Skiaker et Aksel disaient tellement souvent que le temps est notre vie. Tout ce qui n’est pas authentique, tous les bavardages et enthousiasmes juvéniles, tout édifice en-dehors de Christ, tout cela a vite fait de s’écrouler. C’est construit sur le sable. Les épreuves le renversent. Ne te laisse donc pas impressionner par ce qui peut tomber d’un moment à l’autre. La Parole de Dieu demeure éternellement.

Salue ta maison. Reçois les salutations cordiales de ton frère

J. O. Smith

Salue les amis.