Oslo, le 5-7-1931
Cher Aksel
Paix !

Aujourd’hui (dimanche) je suis à Oslo pour te rencontrer, si possible. Tu n’es pas venu hier ; peut-être viendras-tu aujourd’hui. Demain (lundi) Sandvik, Johanne, Erling et Kirsten viendront avec le « Holmestrand ». Ils sont en vacances et veulent passer quelques jours ici.

Merci pour ta bonne lettre. Maman et tout le monde à la maison te saluent très cordialement. Ils sont tous en bonne santé. C’était amusant de te voir en uniforme à la maison, mais ton passage était de courte durée. David Myhre vient d’entrer ici chez Skarin. Il a raconté que le gendre de Mme Kind à Hønefoss, Brekke, est décédé. Il était une fois à une conférence à Horten, mais il a quitté Dieu et a commencé à vivre de manière impie, de toutes sortes de manières. C’est terrible d’avoir connu le chemin de la vérité et de s’en détourner. Puisse Dieu nous garder de ce genre de conduite, puissions-nous vivre chaque jour dans sa grâce, pour que la vie de Jésus-Christ soit manifestée dans notre chair mortelle. La vie est sérieuse.

Cher fils Aksel, je me réjouis de ce que tu te tiennes proche de Dieu. Nous avons un court temps de souffrances dans la chair, et ensuite nous aurons part à une gloire éternelle et qui a du poids. Faisons le plus possible pour le royaume de Dieu en nous et dans les autres, pendant le court temps de notre vie. C’est le ministère de la gloire. Notre joie reste alors stable.

Nous attendons le fr. Aslaksen qui doit venir ici pour la réunion à 11 h ; il est 10 h 15 pour l’instant. Je t’envoie cette lettre, que tu viennes ou non aujourd’hui. C’est toujours bon de recevoir une lettre.

J’ai récemment parlé au menuisier Andersen et je lui ai demandé comment s’était passé ton brevet professionnel. Il m’a répondu que comme tous les autres, tu avais eu la mention « Bien ». Ils n’avaient pas l’habitude de donner d’autres notes, m’a-t-il dit. Il disait que ça suffisait largement.

Moi, je trouvais que le meuble valait un « excellent » ; mais je ne faisais pas partie du jury. Oui, cher Aksel, tu as bien travaillé, et je te félicite pour ton diplôme de menuisier. Que Dieu te bénisse et te fasse réussir dans ton métier !!!

Il faut que je trouve le temps de poster cette lettre avant la réunion.

Salutations cordiales de nous tous, par l’intermédiaire de ton père

J. O. Smith

Mannakorn[51] : Ap. 22, 14.