(Manuscrit original. Remplace la lettre tapée à la machine LJOS n° 208, dont le manuscrit original n’est pas disponible, et datée du 29/1/1929)

Odense, le 16-1-1929
Cher frère, Elias Aslaksen,
Paix !

Merci beaucoup pour ta bonne lettre. Pauline et moi sommes chez la sœur Homann, chez laquelle se trouve aussi Rudolf Rasmussen. Hier, nous avons eu une conversation bénie et nous allons continuer aujourd’hui. Une certaine Mademoiselle Gomà vient d’appeler au téléphone et a dit qu’elle a réfléchi à cette conversation toute la nuit et que Dieu a ajouté d’autres choses. La sœur Homann et Rudolf R. ont considérablement grandi dans la connaissance de Dieu. À Copenhague, nous avons eu une réunion dimanche soir chez la sœur Captyn. Nous étions 13 en tout. C’était une réunion bénie, au cours de laquelle je sais qu’une jeune sœur a reçu de la lumière, et je crois aussi que c’était le cas pour un jeune frère et son épouse. Pour le reste, je ne sais pas ce que Dieu a pu faire dans les cœurs.

Lundi soir, nous étions chez le capitaine de vaisseau Lorck, à leur propre réunion, mais il semble qu’il y avait autant de personnes présentes qui faisaient partie de nos amis. Mme Lorck nous avait invités quand nous étions dimanche matin à la réunion chez Bjørner. Le fr. Lorck était aimable, mais je crois qu’il était un peu inquiet ; car lui-même et un frère ancien ont parlé longuement, en prenant leur temps. À la fin, on m’a invité à dire quelque chose, et j’ai alors parlé par la grâce de Dieu sur la base de leur propre texte. Hé. 11. J’ai parlé de la victoire sur le péché par la foi, du fait de régner par la foi, de devenir semblable à Christ par la foi, de renverser les murs des partis et de l’acception de personnes par la foi, etc. Par la grâce de Dieu, j’ai dit tout ce qu’Il m’avait mis à cœur, sans détours et sans ambages, tant et si bien que j’ai dû m’arrêter parce que j’avais la gorge sèche. Les amis se sont réjouis, et Lorck et le frère ancien semblaient aussi être d’accord. Ensuite, nous devions y dîner. Je ne sais pas ce que cette réunion a donné, mais l’Esprit de Dieu m’avait parlé puissamment la nuit précédente de tout ce que nous comprenons et pouvons faire par la foi, à partir de ce qui est écrit dans Hé. 11. C’est pourquoi j’ai été très étonné quand Lorck a pris un papier sur lequel était écrit à la machine que le thème de la soirée serait le chapitre 11 des Hébreux.

Ils ont parlé comme si c’était la chose la plus facile au monde de faire les œuvres de Dieu. Cela allait de soi, sans faire d’efforts, etc. etc. Et ils ont parlé de l’esclavage, que nous ne devions pas faire quoi que ce soit nous-mêmes. C’était la vieille rengaine. Je leur ai dit que c’était parce qu’on vivait soi-même tellement près de la chair qu’on se débattait tant avec les œuvres mortes, et que cela faisait partie des principes élémentaires de la doctrine. Ils ont dit alors que c’était à cause de tous les jeunes qu’ils devaient mentionner cela. Mais en fait, c’est certainement avec ces choses qu’ils s’étaient débattus eux-mêmes. Les amis ont appris à entendre la différence, et je crois que Lorck et sa femme ont reçu matière à réfléchir. Je suis reconnaissant à Dieu d’avoir pu leur rendre témoignage. J’ai un sentiment de repos. Le fr. Rasmussen a parlé avec Bjørner et sa femme. Ils n’avaient rien de mal à dire à notre sujet. Il y a une porte ouverte au Danemark. Les gens écoutent. Cet après-midi, plusieurs personnes vont venir ici. Je pars d’ici pour Fredericia puis je rentrerai probablement à la maison, bien qu’il y ait plein de choses à faire, mais il peut y avoir d’autres occasions d’aller au Danemark. Salue les amis.

Salutations cordiales de ton frère dévoué,

J. O. Smith