La bonne paix de Dieu.
Merci beaucoup pour ta bonne lettre du 23/11 envoyée à Langevåg. Elle m’a servi hier de lettre de recommandation, car après avoir lu une lettre de G. W. à Bolsønes, dans laquelle elle me démolit du mieux qu’elle peut, j’ai laissé les amis d’ici lire ta lettre, et elle leur a apporté une consolation. Ils sont hésitants et on ne sait pas de quel côté ils vont retomber. Nous allons avoir notre première réunion ici ce soir, dans une petite salle en ville.
À Måløy, j’ai trouvé que les amis étaient un peu abattus. Madame Strand a fait en sorte qu’on m’attribue l’idée du voyage à l’Est et que je voulais qu’ils aillent à l’Est, chose qui a surpris les amis de Måløy. En réalité, madame Strand était elle-même contente de partir, car elle s’était comportée d’une manière telle que plus personne n’avait confiance en elle. Les rapports avec Strand étaient très mauvais, tandis que les rapports avec Ivar Halnes étaient plus intimes qu’ils auraient dû l’être. Halnes part aussi dans l’Est. Le frère, Steindal, qui travaille avec Strand, m’a tout expliqué, de même que P. Skram. J’ai alors écrit à madame Kvalheim, en leur présence, et j’ai dit que madame Strand devait immédiatement se repentir, et écarter Halnes, et que madame Kvalheim devait se tenir à l’écart des péchés de sa sœur. J’ai lu la lettre aux frères, qui ont tout approuvé.
Les deux dernières réunions que nous avons eues à Måløy, dans un salon, ont été particulièrement bénies. Un troisième frère Ferestrand a fini par recevoir de la lumière, dit Skram. Les amis ont pris courage, et le fr. Skram a été établi ancien en la présence de tous pour succéder à Kvalheim. Tout le monde semble avoir conscience que cette décision était bonne. Après cela, tout devrait être en ordre à Måløy. Cela va sûrement moins bien avec ceux qui sont allés dans l’Est. Mais c’est curieux de voir comment Dieu a dirigé les choses, en éloignant ces personnes de l’assemblée pour prononcer un jugement.
À Ålesund, nous étions dimanche soir dans la chapelle, où il y avait une réunion de jeunes. Nous avons aussi rendu témoignage, et personne n’a contredit. Mais lorsque nous avons voulu ensuite emprunter la chapelle, le conseil d’administration a dit non. Nous avons essayé de louer un local en ville, mais il était occupé. Nous n’avons donc rien dit à Langevåg pendant deux soirs. Une sœur du nom de Vesta et sa fille de 13 ans et demi ont abandonné G. W. et se sont jointes à nous. Elle ne supportait plus cette manière autoritaire de diriger. Elle est devenue heureuse, maintenant, et elle était sur le quai quand nous sommes partis. Ici aussi, ils sont fortement tournés vers Ålesund, mais ils croient malgré tout qu’on a utilisé un peu trop le sceptre ces derniers temps. Nous verrons bien comment tout cela va rentrer dans l’ordre. Nous avons essayé de communiquer une humeur guerrière aux amis de Langevåg. Ils étaient saisis dans une certaine mesure d’un esprit de crainte et d’esclavage. Sara Widell était toutefois libre de cela, et Lotte Johansen avait combattu cela pendant des années. Inga Eltvik était faible, mais elle était comme un héros lorsque la sœur Vesta est aussi venue. Nous pensons partir d’ici ce lundi matin, probablement pour aller directement à Bergen. Nous avons rencontré le fr. Madsen à Ålesund. Il nous a demandé de nous arrêter à Bergen.
Nous avons pensé nous arrêter à Nesbyen. Salue les amis.
Le fr. Ellefsen te salue.
Salutations cordiales de ton frère toujours dévoué
J. O. Smith