Paix.
Merci beaucoup pour ta lettre du 12 de ce mois, que j’ai reçue aujourd’hui, et merci pour le moment que nous avons passé ensemble pendant les vacances.
Tu as bien fait de rendre visite aux Hansen au 12 de la rue Rosted. Peut-être que cette visite aura pu apprendre aux filles de Madame Hansen à mieux connaître leur mère. Et toi-même, tu te sentiras plus léger et plus libre après avoir fait ce qui pouvait être fait.
L’homme inconverti dont tu parles, qui est venu te voir après la réunion à Birkelund jeudi dernier, semble être lié par les cordes de ses péchés. Mais il ne veut pas se convertir. Il veut simplement se débarrasser des cordes pour continuer à vivre. Lis 1 Co. 5, 9 jusqu’à la fin du chapitre. Note les versets 12 et 13. Ce n’est pas à nous qu’il revient de juger parmi les impies. Ils sont en dehors et c’est Dieu qui jugera ceux du dehors. Mais lorsqu’on rencontre un aveugle dans la rue et qu’il demande son chemin, il faut bien lui répondre et le mettre sur la bonne voie. Car l’Écriture n’ordonne pas de mettre une pierre d’achoppement devant l’aveugle. Tu dois pouvoir donner un conseil à cet homme s’il veut le suivre.
Disons quelque chose comme cela :
Qu’il ait plus d’amour pour la première peut être de la fierté blessée, et ce peut être parce que « le péché renouvelé a encore du goût ». Mais en quoi nous revient-il de juger ceux qui sont au dehors ? J’écris cela à cause de toi, et non pour que tu juges à nouveau ses affaires. Il faut dire qu’on ne peut pas juger l’impie parce qu’il ment, et parce qu’il n’a pas la force de suivre le conseil qu’on donne. C’est pourquoi tu dois tirer la quintessence de ces choses et lui dire cela quand il reviendra.
Salue les amis.
Cordiales salutations de ton frère,
J. O. Smith