(Manuscrit original non disponible)
La bonne paix de Dieu !
Merci pour ta très bonne lettre, par laquelle tu m’apprends que tu vas bientôt déménager à nouveau à Hønefoss, et que vous y avez acheté une maison. C’est sans doute la volonté de Dieu que tu demeures là, au milieu du pays. Je suis content d’apprendre que vous voulez maintenant vous mettre au travail à Hønefoss et dans les environs. J’ai reçu une lettre du fr. Olstad. Il est très zélé.
J’étais récemment à une réunion. Après que le dirigeant eut parlé de 2 Pierre chapitre 1, j’ai repris les versets 3 et 4 et je les ai expliqués plus précisément. J’ai été très étonné de constater que la parole a été bien reçue. Les prédicateurs avaient parlé dimanche dernier d’écouter « Jésus seul ». Ils voulaient apprendre de lui seul. Mais ils ont probablement parlé trop vite, car peu de temps après, ils ont raconté qu’ils fréquentaient une école biblique à Kristiania pour apprendre le plus possible au sujet de leur cher Sauveur. J’ai repris ces choses hier, et crois-moi, ils ont ouvert de grands yeux. Je leur ai dit que je croyais bien qu’il y avait plus d’enseignants que « Jésus seul » à cette école biblique, et qu’on ne pouvait pas dire non plus que ce soit une erreur, puisqu’Il a établi dans l’Église des apôtres, des docteurs, etc. et que tous ceux-là se trouvent dans « Jésus seul ». Ce slogan a disparu de leurs bouches, et je crois qu’ils ont pu voir les serviteurs de l’Assemblée dans ce « Jésus seul », car à la fin de la réunion, pendant la prière, beaucoup ont reconnu la vérité.
C’est si étrange de savoir qu’Aksel n’est plus. Je n’arrive presque pas à le comprendre. L’enterrement était presque comme une conférence, et pas comme un enterrement avec le chagrin habituel. Aksel a cependant gagné beaucoup par son départ. Dans deux associations ici à Horten, ils ont pleuré lorsqu’ils ont lu le premier numéro de « Skjulte Skatte ».
Je crois que les choses iront bien aux différents endroits, par la grâce et l’aide de Dieu. Toutes les disputes viennent tout simplement des convoitises de la chair. Si on veut craindre Dieu et rivaliser d’estime réciproque, de telles disputes n’auront pas lieu. Le plus grand parmi vous sera le serviteur de tous. Nous devons dès le début enseigner, et insister sur le fait que la grandeur ne consiste pas à grimper par-dessus la tête les uns des autres, mais à s’abaisser les uns sous les autres et à se servir mutuellement. Nous voyons bien comment ceux qui pensent atteindre une grande dignité, en écrasant ceux qui semblent leur faire obstacle, se détruisent eux-mêmes. Cela n’a jamais réussi, et cela ne réussira pas plus à l’avenir ; les lois de l’Esprit l’interdisent. Ces lois ramènent le cœur des pères aux enfants et le cœur des enfants aux pères, comme nous en avons parlé ensemble de vive voix.
Souviens-toi de Drøbak si tu en as l’occasion. Il est de notre devoir de prendre soin du travail de notre frère bien-aimé Aksel. Nous devons faire tous nos efforts pour faire un bon travail et un travail abondant. Le mieux de tout, c’est que Dieu est avec nous dans ce travail, qui a un but précis.
Quelle sagesse bénie de Dieu ! Je loue grandement mon Dieu et mon Père, par notre cher Seigneur Jésus-Christ, parce qu’il nous a, dans sa grâce infinie, révélé l’odeur de sa connaissance, et qu’il nous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière.
Le décès d’Aksel a accéléré notre croissance, car moi-même, toi, et sûrement d’autres frères, nous avons dû nous approprier une partie de ce qui était en lui, pour que sa part dans le travail soit entretenue par nous. Le conseil et la sagesse de Dieu sont merveilleux. Il est maintenant un pilier inébranlable là où il est. Nous nous reverrons dans l’incorruptibilité, avec des corps de gloire. Oh ! quelle consolation ! Puissions-nous bien compter nos jours, afin d’appliquer notre cœur à la sagesse ! Aksel répétait sans cesse les paroles de Skiaker : Le temps est notre vie. Souvenons-nous de cela, cher frère !
Salue les tiens et les amis chez toi. Salutations cordiales, dans la communion précieuse de l’Esprit.
Ton frère,
J. O. Smith