Horten, le 15 août 1918
Cher frère, Th. Ellefsen
La bonne paix de Dieu.

Ça m’a fait de la peine d’apprendre que tu as une crise de goutte. Que Dieu te donne beaucoup de grâce et de force, pour que tu sois à nouveau en bonne santé et que tu puisses marcher parmi nous pendant de nombreuses années encore. C’est le souhait de mon cœur, cher frère. Nous avons besoin de toi ; l’assemblée a besoin de toi ! Ça m’a fait du bien de lire la lettre du fr. Tønnes Andersen dans laquelle il dit que le fr. Birkeland t’a rendu visite à l’hôpital et qu’il a reçu pas mal de bons conseils concernant le ministère.

Ici, nous avons eu deux petites conférences cet été. Le fr. Aslaksen est là actuellement, avec le « Æger ». Comme il reste jusqu’à dimanche, nous avons écrit aux villes des environs de venir à Horten ce dimanche. Le frère Aslaksen et moi, nous nous sommes entretenus deux soirs jusqu’après minuit. Il est très zélé. Nous nous sommes entretenus au sujet du ministère, et ça l’a beaucoup intéressé, car il a fait exactement la même expérience. Ici, à Horten, nous avons eu de durs combats dans la même direction qu’avant, mais maintenant les choses commencent à se calmer. J’ai reçu hier une lettre de Marie Hansen dans laquelle elle se rend ; Pauline Borgersen est aussi tombée d’accord avec Marie Hansen au sujet de la même chose. La situation s’éclaircit maintenant dans toutes les directions, mais il y a eu de terribles combats. K. Pedersen évite le plus possible de lutter pour les choses qu’il défendait – surtout maintenant, après les derniers combats. C’est le service de la circoncision qui réapparaît. K. P. et les autres avaient certainement de bonnes intentions, mais cela a mal tourné parce qu’on n’a pas agi avec sagesse. Nous avons besoin de davantage de la sagesse de Dieu, de mieux connaître l’œuvre du ministère.

J’ai passé deux fois du temps avec le fr. Bekkevold. C’est un bon garçon qui éprouve du plaisir dans ce que Dieu lui a donné. Il joue dans la musique. Le fr. Nils Risnes habite maintenant à Sarpsborg.

Tu ne peux sans doute pas écrire, maintenant, mais quand tu seras guéri, tu sais que j’aimerais bien avoir de tes nouvelles.

Porte-toi bien, cher fr. Ellefsen. Merci pour les moments bénis que nous avons eus ensemble sur le « Viking ». Que Dieu t’accorde la guérison et la santé.

Reçois les salutations les plus cordiales de ton frère toujours dévoué dans le Seigneur,

Johan O. Smith