Paix.
Je t’envoie rapidement quelques mots. Merci pour le temps passé ensemble à Horten. Je veux t’annoncer la bonne nouvelle que Ystrøm a décidé de remettre entre tes mains les fruits de 3 ans de travail, pour qu’ils fassent connaissance des jeunes de Drøbak et qu’ils puissent leur parler. Cette nouvelle m’a réjoui. Il est parvenu lui-même à cette conclusion, à force d’y réfléchir sous toutes les coutures. C’est certainement l’Esprit de Dieu qui a dirigé les choses. Il m’a dit qu’il voulait t’écrire pour que tu invites les jeunes à Drøbak. Ils pourraient peut-être partir un dimanche matin et revenir le soir même, s’ils prennent avec eux de quoi se nourrir. Il trouve que nous sommes trop durs pour traiter ces jeunes, surtout dans la mesure où ils n’ont pas une pleine confiance en nous. Je crois aussi que tu es le plus à même de t’occuper de ces choses. Plus tard, ils auront peut-être confiance en nous ici à Horten. Parmi les amis de Ystrøm ici, il y a un nouveau converti qui a beaucoup vadrouillé. Il a étudié à l’École navale de Horten et il a participé à la guerre américaine contre Cuba et l’Espagne. Maintenant, il témoigne et il est content. Je t’écris cela pour que tu sois informé de la situation. Tu mettras certainement au cœur des jeunes de Drøbak de s’occuper des jeunes de Horten qui viendraient. Je vois ici la main de Dieu guider les choses. Hier, Ystrøm a eu un long entretien avec Karl P. et Nore. Ils lui avaient dit les choses très clairement, sur tous les points, mais il les a invités à revenir. Hier, nous étions plusieurs à aller là-bas, et il leur a demandé de ne pas avoir peur des témoignages qu’ils ne comprenaient pas, etc.
Juste ces mots au passage. Salue les amis.
Salutations cordiales.
Ton frère
JohanYstrøm voulait avoir une copie du cantique : « Comme un matelot, je vogue sur l’eau ». Il part maintenant pour la région du Gudbrandsdal et sera longtemps absent.
