(Tapé à la machine, manuscrit original non disponible)

Horten, le 17 octobre 1923
Cher frère, Edvin Bekkevold,

Merci pour ta bonne lettre du 14 de ce mois. Je comprends que la situation a changé à Kristiania. Je crois que les choses iront dans la bonne direction, maintenant que le cap a été fixé. Cela fait longtemps que j’ai compris qu’il fallait du temps pour arriver à la racine des questions qui se posent à Kristiania. Souvent, les difficultés sont si nombreuses et complexes qu’il faut vivre jusqu’à voir émerger les résultats finaux. Dans l’intervalle, on n’a rien d’autre à faire que d’être tranquille et patient. J’ai de tout temps eu une bonne impression de la sœur Helene Hansen. Cette bonne impression a encore été renforcée par la manière dont elle a exposé ce printemps comment elle percevait la situation à Kristiania. Comme tu n’étais pas d’accord avec elle à l’époque, j’ai trouvé qu’il convenait de laisser reposer cette affaire jusqu’à ce que les circonstances se développent et qu’il devienne évident de comprendre de quel côté se trouvait le droit. Je me réjouis donc de ce que tu es toi-même arrivé – même si cela allait contre ta propre perception – à des conclusions qui vont probablement avoir le meilleur résultat pour toutes les parties.

Cela mettra probablement la sœur Elisabeth Eriksen dans une situation délicate, mais avec un peu de bonne volonté et d’honnêteté par rapport à sa propre situation, elle trouvera certainement vite ce qui est juste, surtout si tu l’aides dans ce sens.

Dimanche prochain, Gudrun Sørensen et Torolf Eriksen vont se marier à Horten. Il y aura plusieurs amis de Drøbak et de Sandefjord. Comme pour une conférence ordinaire, ils apporteront de quoi manger, et nous ferons du café. C’est tout proche de la conférence ; mais si certains amis de Kristiania ont envie de venir au mariage, ils sont les bienvenus avec le bateau de 5 h 30 de samedi après-midi. Ils viendront dans ce cas en même temps que les amis de Drøbak. Il ne faudrait pas qu’il y ait plus de 5 à 10 personnes de Kristiania, car nous ne sommes pas préparés à organiser un mariage de plus grande envergure. Les femmes pourront dormir au grenier et les hommes à la cave ; il faut juste qu’ils apportent leurs propres couvertures en laine.

Salue le fr. Jensen de ma part. Salutations cordiales de ton frère

J. O. Smith