La Parole de Dieu fait une distinction
Ce n’est pas toujours si simple de faire la distinction entre « le vieil homme » et « l’homme de Dieu », entre « le corps de la chair », « le corps de mort » et « le corps du péché », entre « les œuvres de la chair », « les œuvres mortes », « les actions du corps » et « les œuvres de Dieu ».
Il faut cependant se souvenir que quand il est question de l’homme, cela signifie le corps, l’âme et l’esprit ; mais quand il est question du corps, cela ne signifie que le corps.
L’impie est appelé « le vieil homme », qui fait « les œuvres de la chair » (Ga. 5, 19) avec « le corps de la chair ».
Mais maintenant le vieil homme a été crucifié (Ro. 6, 6). Cela met un terme aux œuvres de la chair, et on se dépouille du corps de la chair par la circoncision de Christ (Col. 2, 11 et Col. 3, 9).
Quand nous avons reçu le pardon des péchés et que nous avons été baptisés du Saint-Esprit, il reste : « le corps du péché » et « les actions du corps », ainsi que « le corps de mort ».
Si nous sommes sincères, nous devons reconnaître que même chez nous qui avons été baptisés de l’Esprit, il y a des choses à condamner et à faire mourir par l’Esprit. Ce qui est à l’origine de ces choses – contre notre volonté – est appelé le corps du péché, et les actions qui en résultent s’appellent les actions du corps.
C’est de ces actions du corps que Paul parle dans le chapitre 7 de l’épître aux Romains, quand il dit qu’il fait ce qu’il hait, et qu’il remercie Dieu – puisqu’il ne peut pas en être autrement – de ce qu’il sert la loi de Dieu avec son entendement et la loi du péché avec sa chair. Ro. 7, 25.
C’est par manque de vraie compréhension qu’on associe l’état décrit dans le chapitre 7 des Romains à l’état d’un homme qui est esclave de la loi. Et on se trompe.
Nous devons faire mourir par l’Esprit ces actions du corps, que nous haïssons, Ro. 8, 13, afin que nous vivions.
Il faut faire une distinction nette entre les œuvres de la chair, que commet l’impie, et les actions du corps, que commet l’homme pieux – contre sa volonté de faire le bien, et à son insu.
Le corps du péché est donc le péché dans notre être inconscient, ce péché inné que nous avons hérité de nos pères. Il n’y a pas de condamnation pour cela. Il n’y a pas non plus de condamnation pour les actions du corps, si nous les faisons mourir par l’Esprit. Mais c’est à nous de les faire mourir. Ce n’est pas l’Esprit qui les fait mourir, comme on le prétend souvent. Dieu a besoin de notre collaboration, et nous avons besoin de sa force tout au long du travail de sanctification.
L’apôtre qualifie le corps dans lequel nous sommes de « corps de mort » ; c’est la chair et le sang dont notre corps est constitué. Ro. 7, 24.
« L’homme de Dieu », c’est l’homme qui est poussé par l’Esprit de Dieu à faire les œuvres de Dieu – malgré le combat entre chair et Esprit. 2 Ti. 3, 17 et Ap. 2, 26.
Lisez tous les passages cités et méditez-les avec soin.
