(Tapé à la machine, manuscrit original non disponible)
Paix !
Merci pour ta bonne lettre de ce jour, ainsi que pour les cantiques que je te renvoie avec mes annotations.
Oui, c’est vrai, après des jours aussi magnifiques, on peut être comme ceux qui font un rêve. Le groupe augmente à n’en plus finir et ils sont tous zélés. Nous aurons bientôt besoin d’une maison plus grande.
Je t’envoie un nouveau cantique que j’ai écrit aujourd’hui, sur la base de És. 62. Le fr. Aleksander Olsen rayonne de joie. La conférence a manifestement fait des miracles pour lui.
Salutations cordiales. Bien à toi,
J. O. SmithÉs. 62
Mélodie : Det banker paa derute
I. Pour l’amour de Sion Dieu ne se taira jamais,
Le Seigneur ne prendra aucun repos.
Son salut comme l’aurore va se révéler,
Sa délivrance brille comme un flambeau.
II. Les nations verront la justice de notre Dieu,
Pour les rois sa gloire pourra briller,
Et sur un caillou blanc sera inscrit sous nos yeux
Le nom nouveau que l’Éternel seul connaît.
III. Tu seras une couronne dans la main de Dieu,
On ne te nommera plus délaissée.
L’Esprit de Dieu remplira ton pays en tous lieux,
Et le nom d’épouse te sera donné.
IV. Comme un jeune homme s’unit à une jeune fille,
Les enfants accueilleront le Sauveur.
Comme les fiancés dans leur amour sont saisis,
Jérusalem fera la joie du Seigneur.
V. Sur les murs de la ville des gardes sont placés,
C’est Dieu lui-même qui les a choisis.
Ils ne se lassent pas et ne se taisent jamais,
Mais implorent leur Dieu le jour et la nuit.
VI. L’Éternel Dieu a juré par son nom tout-puissant :
« Ton blé n’ira plus à tes ennemis. »
Du fruit de tes labeurs tu goûteras pleinement,
C’est le Seigneur lui-même qui l’a promis.
VII. Franchissez donc les portes, préparez une voie,
Frayez la route et ôtez les pierres.
Voici la fille de Sion s’avance vers moi,
Je lui donnerai son juste salaire.
Horten, le 14-11-1920
J. O. S.
Publié en 1929 comme le n° 142 dans « Herrens Veier » (Les Voies du Seigneur)
