Grâce et paix de Dieu.
Merci pour ta bonne lettre, que j’ai reçue aujourd’hui. C’était réjouissant d’avoir des nouvelles de toi et du travail à Kristiansand. Le fr. Birkeland est parti pour Kristiansand hier à bord du patrouilleur « Norge ». J’espère qu’il pourra par la grâce de Dieu apporter de l’aide aux saints ; il se réjouissait d’aller à Kristiansand cette fois-ci, car il avait le sentiment qu’il aurait quelque chose à accomplir. J’ai écrit au fr. Plum pour lui transmettre les instructions que tu m’as données à propos de la vente de « La prière ». C’est triste d’avoir de telles nouvelles de Hellum. J’apprends que tu pars la semaine prochaine pour Fredericia ; c’est un long voyage en peu de temps, si tu comptes rentrer à la mi-décembre, mais Dieu pourra bénir ton séjour là-bas.
Le chemin qui mène à la vie est étroit et il y en a peu qui le suivent. J’ai le sentiment qu’ils sont de moins en moins nombreux. C’est bon de garder la parole de la persévérance, car cela suscite un état d’esprit pieux, ce qui mène à une œuvre plus parfaite et à des promesses plus grandes. Ap. 3, 10.
Je me réjouis de ce que Aksel vient à l’Est. Il y a beaucoup de travail à faire ici ; mais je ne trouve que rarement un frère apte à remplir le ministère. Tu seras heureux d’apprendre que tout est réglé entre Pettersen et Andresen à Sarpsborg. Andresen semble progresser à grands pas, et le fr. Pettersen ne tarissait pas d’éloges à son égard. Il a aussi été dit beaucoup de bien de la sœur Kristine à S. quand nous y étions il y a deux semaines. Les amis ici comprennent de mieux en mieux la vie et le chemin ; c’est vraiment une joie de parler avec eux. Le fr. Tobiassen habite ici maintenant, chez ma belle-mère. Je resterai probablement à Horten tout l’hiver, mais je cesse mes fonctions au commissariat de guerre à la nouvelle année. La publication du journal peut se passer tout aussi bien en mon absence, mais ce qui m’a fait le plus peur, c’est de trouver suffisamment de matière pour chaque numéro mensuel – si Aksel tombait malade. Le cas échéant, tu pourrais certainement contribuer, et tout continuerait à fonctionner comme avant. Les amis de Sarpsborg avaient une réunion bien remplie chaque fois que le journal paraissait, m’ont-ils dit ; ils entendaient alors un tel et tel autre. Le mari de Marie Hansen fait des progrès malgré tout, mais il a de grands combats intérieurs. Il accepte tout ce que je lui dis, y compris les réprimandes. Lui et sa famille vont bientôt partir à Drammen pour s’y installer. Nous recevons de temps en temps une résiliation, mais parfois aussi un nouvel abonnement. Nous prions Dieu qu’il te fasse grâce et t’accorde du succès pendant ton voyage au Danemark. Salue les amis là-bas, ainsi qu’à Kristiansand. À ta demande, Judith m’a envoyé quelques cantiques pour validation. De ce que je peux en juger, il n’y a rien qui cloche avec ces cantiques, mais certains avaient peu de contenu, ce dont il faut aussi tenir compte quand il s’agira de décider s’il faut les imprimer ou non. Ce serait bien si nous avions environ 100 nouveaux cantiques avant d’imprimer un recueil. Nous attendons le passage de Aksel à Horten avant qu’il aille à Kristiania. Reçois les salutations les plus cordiales de nous tous ici.
Ton frère dévoué dans la communion de l’Esprit
JohanSalue à la maison.
És. 43, 8.
