La paix de Dieu.
Je t’écris ces mots rapidement avant d’aller au bureau. Je t’envoie « Dommens Time » où il y a entre autres une conversation entre toi et Trøber. Elle n’est guère correcte, mais on en tire quand même quelque chose. Je suppose que vous avez lu le dernier numéro de « Korsets Seier »[7] où Barratt examine l’article « Lié par la loi de Christ »[8].
Il semble que la guerre se déclenche. La guerre appartient au Seigneur. On a besoin de conseil quand on mène la guerre. Il ne faut pas répondre aux paroles des gens, mais à leurs pensées les plus intimes. Il faut éviter de prêter soi-même flanc à la critique, comme on le fait quand on ne parle et qu’on n’écrit qu’en Esprit. C’est de cette manière qu’on peut passer à l’attaque et entrer dans le camp de l’ennemi sans être touché par une seule flèche. Les dirigeants empêchent d’avoir une vie qui fait des progrès et ils n’ont aucun droit de le faire ; ce sera leur chute, s’ils n’ouvrent pas les yeux et qu’ils ne reconnaissent pas leurs erreurs. En combattant contre la vérité, ils s’empareront des armes du mensonge et le fait de le révéler sapera leur appui d’autant plus rapidement. C’est pourquoi nous pouvons prendre les choses avec beaucoup de calme, rester tranquilles et voir comment le Seigneur combat pour nous. Notre zèle ne nous consumera que nous-mêmes ; c’est le zèle du Seigneur qui consumera nos adversaires.
On veut barrer la route qui mène au sanctuaire. C’est là leur péché. Le peuple, ce sont des brebis. Quand les bergers sont faits prisonniers, les brebis s’éparpillent.
Puisse Dieu nous faire grâce de rester calmes dans le bon combat, l’oreille attentive aux bonnes paroles, au bon moment et dans la bonne position.
Salue Aksel et ton épouse. Est-ce que certains d’entre vous viendrez à Drøbak ?
Salutations cordiales,
JohanN° 5 de Skjulte Skatte ?
