Horten, le 21-2-1913
Cher frère Aslaksen,
La paix en Christ.

Merci pour la bonne lettre que j’ai reçue aujourd’hui. J’ai peut-être formulé les choses de manière maladroite dans Skjulte Skatte. J’aurais probablement dû écrire : « dont le travail et le but sont l’anéantissement du péché dans le corps ». C’est bien sûr cela que je veux dire, comme en témoignent les mots après la virgule.

Le fr. Berg a écrit de Porsgrund pour demander que Aksel vienne les voir. Comme il ne pouvait pas venir, il m’a invité à venir chez eux dimanche prochain. J’ai donc promis d’y aller demain. Mais entretemps, Aksel a écrit qu’il vient ici demain et je ne sais pas s’il m’accompagnera à Porsgrund. J’ai reçu une lettre du fr. Birkeland. J’ai envoyé la lettre à Aksel en lui demandant de te la faire suivre. Je me réjouis de ta lettre ; mais c’est vrai qu’il y a peu d’ouvriers. Il faut de la pureté pour servir dans l’Assemblée, c’est évident. Il faut aussi un bon témoignage de la part des gens du dehors.

La lettre de Hønefoss était bonne, et elle indique clairement qui a enseigné celle qui a écrit cette lettre. Pour revenir au fait que Jésus a anéanti le corps du péché dans sa chair, on peut penser à Abraham : il y a eu une séparation dans sa maison. Ismaël a été séparé d’Isaac, à qui appartenait la promesse. Il n’y a pas eu de séparation en Isaac, puisqu’il est un symbole de Christ, qui a vaincu le péché dans son corps. Mais du sein d’Isaac sont issus un Esaü et un Jacob. Esaü est notre chair. Vois les bénédictions d’Isaac pour ses deux fils. Les prémices, c’est Christ (Isaac), ensuite nous (Esaü et Jacob).

Salutations cordiales,

Johan

Salue le fr. Pettersen et sa femme.