Horten, le 5-2-1913
Cher frère Aslaksen,
Grâce et paix de Dieu.

Merci beaucoup pour ta bonne lettre. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas de nouvelles de toi, et cela m’a donc réjoui de la recevoir.

L’assemblée à Sarpsborg est éclatée maintenant. Karl et moi y étions dimanche dernier avec Aksel, dans leur nouvelle salle « Fremtiden ». C’était une vraie joie d’y participer aux réunions, après la séparation. Mais ils ont besoin d’enseignement et ils y aspirent eux-mêmes. Pettersen souhaite que tu viennes.

C’était une joie d’entendre parler de l’ivrogne qui vient de se convertir à Hønefoss. Tu as certainement largement assez à faire là-bas ; mais le champ est vaste, tu le sais bien. Porsgrund a aussi besoin d’aide, de même que Drøbak. La séparation est nécessaire. On ne peut pas garder comme un boulet aux pieds des gens qui ne veulent rien. Il s’avère partout que pour avoir le repos interne et pour pouvoir s’édifier, il faut mettre les disciples à part. J’ai reçu des lettres de Thorleif Hansen à Kristiania et de Tobiassen à Kristiansand ; ce sont des lettres claires et bonnes.

Ma belle-mère est sortie pour vendre quelques exemplaires de « La prière ». Rasmussen, le rédacteur, a reçu 7 exemplaires de « La prière » aujourd’hui, suite à sa demande par carte postale.

Les gens paient régulièrement, mais il n’y a pas beaucoup de nouveaux abonnés. Nous recevons aussi de temps à autre une résiliation. Nous n’avons pas compté le nombre d’abonnés, mais je suppose qu’il y en a entre 1100 et 1200.

Le journal nécessite plus de travail que ce qu’on peut s’imaginer. Espérons qu’il apporte de la bénédiction.

Juste ces quelques mots au passage.

Salutations cordiales. Bien à toi,

Johan