(Tapé à la machine, manuscrit original non disponible)
Paix.
Hier, dimanche, nous avons eu une journée de travail spirituel à Vardø. Le matin, j’ai assisté à la réunion de sanctification de l’Armée du Salut, où l’occasion était donnée de rendre témoignage. Je me suis entretenu plusieurs fois avec les officiers de l’Armée du Salut, et j’ai été étonné de voir un lieutenant avec qui je n’avais pas encore parlé. Jusqu’à présent, il s’était contenté d’écouter, mais hier, il a pris la parole et il a dit que rien ne pourrait l’empêcher d’obéir à la vérité. Il s’appelle Edwin Bekkevold.
Ce soir, c’est Ellefsen qui débarquera. Il est resté à bord hier. Par la grâce de Dieu, nous sentons qu’il se passe quelque chose parmi les croyants à Vardø. Hier, après la réunion de l’Armée du Salut, un vieil homme, puis une femme âgée sont venus me serrer la main. Certains étaient muets, tellement ils étaient endurcis et en colère. Les jeunes nous rejoignent, ils voient la lumière et se réjouissent. La condamnation du péché dans la chair, Christ manifesté en chair, semble partager les chrétiens en 2 camps, et ce dans tout le pays. La grâce de Dieu nous assiste puissamment ici dans le grand Nord, et nous comprenons que Dieu va nous accorder la victoire. Je ressens par l’Esprit que nous prenons de plus en plus le dessus pour chaque jour qui passe. Tout le Finnmark va être touché, car ici les gens se connaissent.
La femme de l’épicier Ditlefsen est hospitalisée. Le fr. Ellefsen lui rend visite, avec pour résultat que la lumière se lève pour elle. Son mari a des contacts avec Ellefsen depuis longtemps déjà. Ils se sont mariés, il y a quelques années à Kristiania, chez Hilda Broks.
Nous sommes 3 chrétiens installés à une même table dans le mess. Il s’agit des frères Ellefsen, Andresen et moi. Cela a un tel impact sur le mess que les gens se mettent inévitablement à parler de Dieu, d’une manière ou d’une autre. Un sous-officier appelé, qui n’est pas croyant, et qui a passé pas mal de temps en Amérique, a dit qu’il se tirerait une balle dans la tête s’il n’existait pas un Dieu, sinon il n’avait aucune raison de vivre. Je veux bien appartenir à Dieu et faire de mon mieux, a-t-il ajouté. Les autres ont ri, mais il était sérieux, prétendait-il. Je le crois en effet.
Je me réjouis des progrès des amis à Drøbak et Kristiania.
Salutations cordiales de ton frère
Johan