« Valkyrjen », Haugesund, le 30 septembre 1916
Cher frère, Theodor Ellefsen,
La paix de Dieu en Jésus-Christ.

Merci beaucoup pour ta très bonne lettre, par laquelle je comprends que tu vas bien. Dieu a fait pour nous des choses plus grandes que ce que nous aurions pu imaginer et exprimer. Nous nous en rendons un peu compte, de temps à autre. Cher frère, je suis content que Dieu t’ait à nouveau utilisé pour annoncer la parole du Seigneur à un frère qui se réjouit maintenant dans la vérité. Il y a beaucoup de pédagogues, mais peu de pères. Efforçons-nous d’être de ces pères si peu nombreux !

J’ai reçu une lettre du fr. Kvalheim. Ils étaient récemment réunis à 14 pour la Sainte Cène, me dit-il. Peder Skram, un frère qui s’est fait baptiser à Aalesund, et un autre frère, Ananias Kvalheim, se sont réveillés pour prendre les choses au sérieux. Kvalheim fait un très bon travail. Le fr. Nils Risnes travaille comme mécanicien et le fr. Haagensen comme employé de bureau à Sarpsborg. J’ai reçu récemment une lettre de R., qui dit que quelques personnes commencent à venir aux réunions. Il a écrit au fr. Lohne que lui et Haagensen feront peut-être un tour à l’ouest cet hiver. Le fr. Berg a été à Sandefjord et a plusieurs fois travaillé dans l’assemblée de Barratt. Le fr. Birkeland a gagné un mécanicien naval à bord du « Norge ». Birkeland dit qu’il est tout aussi zélé que Haagensen pour avaler les paroles qu’on lui dit.

La sœur Torjussen est à Kristiania. Elle dit qu’elle a maintenant complètement rompu ses liens, mais elle est encore faible. Les sœurs Willersrud et Jørgine Pettersen de Aalesund ont passé deux semaines à Kristiansand. Le fr. Birkeland dit qu’elles ont apporté de la bénédiction. Par le ministère des amis, une femme sergent-major de l’Armée du Salut originaire de Trondhjem, qui voyageait comme colporteur, a maintenant trouvé la vérité et a pris un poste d’employée dans un magasin à Langevaagen, Aalesund.

Les choses ne vont pas vite, mais elles avancent sûrement. Ce ne sont que ceux qui sont des piliers qui tiennent bon et qui restent fermes. J’ai révisé tous les cantiques du fr. Aslaksen. Je pense que la moitié environ ira au rebut. Tout le monde n’a pas le don d’écrire des vers. Les Écritures parlent de psaumes, d’hymnes et de cantiques spirituels ; mais nombre de ces cantiques sont des exhortations, des évocations des souffrances, un jugement sur les mauvaises conduites, etc.

Les psaumes sont des cantiques tels que : C’est un rempart que notre Dieu.[24]

Des hymnes : Gloire à Dieu qui nous soutient[25].

Cantiques spirituels : Le cantique sur Abraham dans « Schibboleth »[26], ou la chanson de l’esclave noir qui aimait Jésus[27].

Les cantiques spirituels sont des narrations à caractère historique d’événements dans la vie d’un chrétien. Si on arrive à parler de tout cela en vers, c’est un grand avantage. J’ai écrit à Aksel et Aslaksen à ce sujet.

Voilà donc quelques informations sur la situation. Le fr. Lohne se porte comme d’habitude. J’ai eu envie de faire quelques études bibliques ici, mais il n’y en a pas l’occasion. Tout est tellement mort par ici.

Porte-toi bien.

Salutations cordiales de ton frère,

Johan