La paix de Dieu.
Merci beaucoup pour ta bonne lettre. Je vois que tu as eu des combats spirituels, mais que tu as fini par remporter la victoire. Tu me demandes s’il te faut donner des explications plus précises sur la nature de ces combats. Cher frère, nous avons tous beaucoup de domaines sur lesquels nous combattons ; c’est seuls que nous combattons et c’est seuls que nous remportons la victoire. Je ne crois pas qu’il faille révéler de telles choses – sauf si on pense que cela peut être utile à quelqu’un, et que c’est la volonté de Dieu.
Nous avons eu cette fois-ci des réunions particulièrement bonnes à Aalesund. À deux réunions, nous nous sommes entretenus de ce que signifie le fait de manger la chair de Christ et de boire son sang. Dieu nous a donné beaucoup de bénéfices de ces entretiens. Si nous marchons dans la lumière, la lumière (le jugement) éclairera toujours le mur de séparation (le péché dans la chair) ; l’âme (le sang) est alors livrée (vidée, trad. norv.) et la chair est affranchie du péché. Le sang devient pur et la chair devient pure. L’inimitié, le mur de séparation, qui est le péché dans la chair, est détruite. C’est le sang d’une alliance éternelle qui est manifesté. Dieu chérit avec jalousie l’esprit qu’il a fait habiter en nous. Cet esprit est vivifié en pureté, après que le témoignage du sang a été rendu. La chair pure qui résulte de cette action du sang, c’est la chair de la résurrection de Christ. Paul aspirait à une telle pleine résurrection, dans Ph. 3. L’esprit a été vivifié et le sang est le sang de Christ. Les paroles qu’il nous annonce sont esprit et vie. Nous avons alors dans l’esprit la chair, l’Esprit et le sang de Christ, c’est-à-dire le corps, l’âme et l’esprit. C’est pourquoi il est dit : si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Si vous mangez sa chair. Note bien ce vous. C’est nous-mêmes, selon l’affection de l’Esprit, qui est la paix et la joie, qui mangeons cette chair de paix et qui buvons ce sang de paix et d’alliance. Plus nous mangeons pour accéder à cette paix (nous qui croyons, nous entrons dans le repos), plus nous sommes rendus vivants quant à l’esprit. L’homme nouveau qui apparaît se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé. L’homme nouveau qui résulte de ce qu’une pleine mort du péché dans la chair a eu lieu, a une pleine connaissance du bien et du mal ; c’est le résultat de l’anéantissement du péché.
Hier, j’ai salué le fr. Lohne et je lui ai lu deux de tes lettres. Le fr. P. Skram de Moldøen a été baptisé à Aalesund un dimanche. Les amis s’étaient réunis. Il y a eu plein de problèmes ici, à différents endroits ; cela montre qu’il faut toujours veiller sur eux, car ils n’ont pas la capacité de mettre chaque chose à sa place. Il leur manque une vraie intelligence [des choses spirituelles] et une pleine sagesse, cette sagesse variée à bien des égards.
Porte-toi bien, cher frère. J’ai reçu une lettre du quartier-maître 114 ; serait-ce Tjørve ? C’était une lettre claire et bonne.
Salutations cordiales de ton frère,
Johan