La paix de Dieu !
Merci pour tes deux très bonnes lettres, qui m’ont beaucoup réjoui. La dernière concernait la conférence à Lillestrømmen. Je crois que ces conférences sont importantes pour l’avenir. On a un peu peur de dépasser les bornes, car il s’avère que le châtiment vient en son temps. Plusieurs des amis ont maintenant une si bonne compréhension qu’ils savent juger eux-mêmes dans les différentes situations. C’est aussi très bon qu’un seul homme, quel qu’il soit, ne puisse pas renverser cet édifice de Dieu. Non pas que je croie que quelqu’un ait voulu le faire ; mais si on n’est pas vigilant, on peut faire preuve de laisser-aller envers des personnes charnelles, et celles-ci ne demandent qu’à troubler toute la maison. Il faut tenir en échec de tels éléments, et si quelqu’un veut défendre leur comportement, c’est sa propre affaire et cela lui causera du tort. L’Assemblée devient maintenant tellement grande que ceux qui en sont responsables doivent faire preuve de fermeté. Cela s’impose. Je crois que le résultat de toute la conférence a justement indiqué qu’il faut aller dans cette direction, c’était même tellement clair que les plus spirituels l’ont senti. Du reste, je n’ai pas de crainte pour ce qui a été édifié, mais pour ceux qui se détruisent eux-mêmes en voulant porter la main sur cet édifice. Si l’œuvre ne peut pas tenir debout, laisse-la tomber, mais laisse-la tomber devant la connaissance de Dieu, qui est capable de renverser toutes les forteresses. Mais si l’édifice a été construit par la connaissance de Dieu, c’est de la folie de vouloir le détruire par des discours charnels. C’est aussi vain que si un moineau essayait de faire un trou avec son bec dans un mur blindé.
Je souhaite qu’à l’avenir, chacun veuille travailler avec les autres, dans un même esprit vers le même but, qui est de présenter tout homme, devenu parfait en Jésus-Christ. Il faut dire que jusqu’à présent, les choses se sont relativement bien passées – malgré beaucoup d’opposition et de combats ; car Dieu a travaillé avec nous.
Ces derniers temps, j’ai beaucoup pensé au fait de se regarder comme vivant pour Dieu. Ro. 6, 11. Je ne me souviens pas si cela a été mentionné dans la dernière lettre, que je suppose que tu as reçue. Ici, une femme sergent-major [dans l’Armée du Salut] de Trondhjem assiste aux réunions. Elle a commencé à se réjouir dans la lumière et elle est émerveillée [par ce qu’elle entend]. Elle a aussi commencé à se débarrasser des insignes de l’Armée du Salut, etc. Elle travaille comme colporteur.
Le fr. Kvalheim parle de la visite de 4 jours du fr. Risnes à Moldøen. Il était très heureux de cette visite ; ils ont eu des réunions chaque jour, au cours desquelles le fr. Risnes s’est opposé aux adversaires. Ici, les amis travaillent bien, avec constance. Jørgine Pettersen part demain chez Willersrud, Kløften. Une sœur ici a une sœur selon la chair qui est plus âgée qu’elle, et qui a toujours voulu avoir le dessus sur elle. Elle est venue à la réunion de G. W., pendant qu’elle était ici. Elle y a pris un tel « savon » qu’elle s’est précipitée à la cuisine pour se plaindre, car elle n’avait jamais entendu des choses plus affreuses. Cela a fini par le fait qu’elle a demandé aux amis de prier pour elle. On lui a tellement « mis la tête à l’envers » que quand elle est rentrée chez elle, elle a prêché de telle manière aux siens et à un pentecôtiste, que ce dernier a aussi été fortement affecté par d’autres pensées, qui l’ont empêché de venir ici à la conférence de Pentecôte, à ce qu’il paraît. Il y a du travail de tous côtés – du matin au soir. Au fur et à mesure qu’ils deviennent capables, ils partent pour travailler à d’autres endroits. Ingeborg Stene a eu à cœur de partir dans son village natal, où plusieurs l’écoutent maintenant. Elle est particulièrement éveillée et comprend bien les choses. Après sa période d’exercices, le fr. Risnes partira dans l’Est.
J’ai déjà assisté à 5 réunions ici. C’est une vraie joie de voir leur fermeté. Le fr. Brune fait de grands progrès ; ce ne sera pas facile de l’ébranler à l’avenir. Il leur a fait un vrai discours d’exhortation après le départ de W. et de R., en les incitant à rester fermes et à ne pas se laisser influencer par les synagogues. Il est extrêmement radical ; il leur a demandé d’aller se coucher le soir, plutôt que d’aller visiter telle ou telle synagogue.
Porte-toi bien dans le Seigneur, et reçois les salutations cordiales de ton frère,
Johan