La bonne paix de Dieu.
Merci pour ta très bonne lettre, que j’ai reçue cette nuit à 12 h, quand je suis revenu à bord après mon quartier libre. Je vois que Dieu t’a placé dans un champ d’action qui n’est pas si petit que ça. Il y a beaucoup à faire et beaucoup de choses à préserver, cher frère ; puisse Dieu susciter beaucoup d’ouvriers compétents. Tu as raison quand tu parles de zèle de jeunesse. Dieu conduira le tout au mieux, si seulement on veut quelque chose et qu’on se met à la tâche avec zèle. Qui de nous, dans son zèle pour la vérité, n’est-il jamais allé trop loin ? Mais Dieu a vu quel était l’entendement et a tout remis en bon ordre. Ça ira aussi bien avec le fr. Haagensen ; si seulement nous en avions beaucoup comme lui ! C’est en servant que lui, comme beaucoup d’autres, peut acquérir de l’expérience et avoir part à une formation spirituelle. Nous avons vraiment besoin de chacun.
Toi et le fr. Lohne, vous serez heureux d’apprendre que le fr. Nils Risnes et Gunda Willersrud travaillent très bien ensemble. Elle a plusieurs fois remis à leur place ceux qui voulaient critiquer sa jeunesse, etc. Le fr. Brune est complètement changé. Au début, il n’appréciait pas trop Risnes, mais il s’est levé à une réunion récemment pour défendre fortement à la fois la sr. Willersrud et le fr. Risnes. On raconte que ceux qui travaillent avec lui ne le reconnaissent plus. C’est lui qui est l’hôte de l’assemblée, pour ainsi dire, car il fait beaucoup de bien avec l’argent qu’il gagne. Les sœurs rendent des témoignages qui auraient de quoi faire honte à la plupart des amis de l’Est. La sr. Willersrud est tellement épuisée par son travail spirituel qu’elle n’a souvent pas l’énergie de participer à tous les combats spirituels qui ont lieu. Mais elle rassemble toujours ses forces quand ça va trop loin, et elle fait alors le ménage avec force. C’était vraiment indispensable que le fr. Risnes vienne ici. Il a plus qu’assez à faire et il se réjouit tellement de pouvoir participer que tout son visage est un large sourire. Par les combats qu’il a menés, il a acquis une position dans l’assemblée, et les uns et les autres se taisent et prêtent l’oreille quand il parle. Il y a beaucoup de personnes de valeur ici, mais comme partout, certains restent à la traîne. O. Berg n’a pas tenu le coup ; il est passé du côté des réunions des adversaires ; mais ses deux filles tiennent bon, fidèlement.
Kleppe, à Bergen, a écrit dans « Missionæren » et « Det gode budskap » deux articles qui nous visent. Le ton est assez amer. Le fr. Kvalheim dit que la sœur Torjussen à Moldøen progresse avec force. Elle est en opposition aussi bien avec l’association des jeunes femmes chrétiennes qu’avec le pasteur, à cause de son opiniâtreté, et elle serait même prête à sacrifier son poste.
Tu vois bien toi-même que Dieu travaille avec nous de tous côtés, plus que ce que nous pouvons comprendre. C’est comme une boule de neige qui roule dans de la neige humide ; elle ne fait que grossir, et en même temps, l’opposition s’intensifie. Que Dieu puisse susciter des témoins qui aient de la sagesse et de la force pour conduire son grand peuple ! Je me réjouis toujours beaucoup de recevoir tes lettres, cher frère. Dieu t’a donné beaucoup de grâce et de sagesse pour apporter de l’aide à son peuple. Loué soit-il pour cela et pour tout !
Salue le fr. Lohne. Reçois les salutations les plus cordiales de ton frère uni à toi dans le royaume et dans le combat,
JohanSalue Karine et tes petits.
