« Valkyrjen », Aalesund, le 4 février 1916
Cher frère, Th. Ellefsen,
La paix de Dieu.

Merci d’être venu ici à la conférence. Nous avons eu des jours bénis, qui ont fortifié les amis. Le fr. Nils Risnes est venu ici maintenant. Il dit qu’il ne s’est jamais senti aussi bien de toute sa vie. Nous avons été ensemble à plusieurs réunions, et il expose vraiment très bien la Parole de Dieu. Dieu a fait de grandes choses ici à Aalesund. Plusieurs d’entre eux passent actuellement par la fournaise dont parle Pierre et qui vient une fois qu’on a été éclairé. Les amis de Langevaag doivent faire environ 5 km à la rame pour venir aux réunions, mais ils sont poussés à venir, faute de quoi ils ne trouvent pas de repos. Le fr. Thorleif Hansen a été ici pendant un mois environ, avant de partir pour la ville de Molde, où il y a maintenant quelques amis, qui viennent en fait de Aalesund. J’ai l’espoir que la Parole du Seigneur va continuer à se répandre dans les différents districts ici ; la sœur Gunda Willersrud aura les mains plus libres, depuis que le fr. Risnes est là.

Nous pouvons rester tranquilles et contempler le salut merveilleux de Dieu ; qu’il veut vraiment faire preuve d’une telle bonté à notre égard. Si seulement nous nous humilions sous sa main puissante, c’est son affaire de nous élever en son temps. Quand je l’ai quitté hier soir, le fr. Risnes m’a demandé de vous transmettre beaucoup de salutations, à toi et au fr. Lohne. Demain nous allons à Haugsholmen et nous y resterons jusqu’au 10 ou au 11 de ce mois. Puis nous irons à Bergen pour un ou deux jours, avant d’aller à Haugesund. J’approcherai alors de mon temps de permission, mais nous aurons quand même environ une quinzaine de jours ensemble à Haugesund.

J’ai reçu une lettre du fr. Birkeland, qui raconte que Berg a pris la moitié du groupe à Kristiansand et a fait des réunions de son côté. C’est une honte que de telles choses arrivent. Mais il s’avère que peu nombreux sont ceux qui sont aptes au ministère. Maintenant comme avant, ça tourne mal quand on cherche son propre intérêt. Tu vois bien que ça colle à la peau pendant des années quand on ne s’incline pas humblement devant la vérité et la justice. Cependant, je ne crois pas qu’il y ait péril en la demeure à Kristiansand, car les plus spirituels comprennent a priori la situation. À Sarpsborg, le fr. Pettersen a recommencé à fréquenter les réunions de la « Maison de la mission », où il dit qu’il veut annoncer ce qu’il a expérimenté. Le fr. Andresen à S. cherche un poste du côté de Rjukan ou Notodden. Il devrait y avoir quelqu’un à Sarpsborg qui puisse prendre soin des amis. Le fr. Andresen n’a pas réussi à s’en sortir avec eux. Il y a peu d’ouvriers. Autant que je puisse comprendre, il y a maintenant à Aalesund des forces très capables de mener un travail intérieur. J’espère que ça ira bien.

Salue le fr. Lohne. Salutations cordiales,

Ton frère

Johan

6-2-1916, Haugsholmen

Merci pour ta lettre, qui m’est parvenue après que celle-ci a été écrite. J’y apprends que tu es passé courtement à une réunion à Kristiansand chez Marie Gundersen, et que ton témoignage à cette réunion a amené le fr. Berg à t’écrire la lettre que tu as jointe. J’ai lu la réponse que tu lui as adressée et je la trouve bien et simple, appropriée pour une telle circonstance. Si tu es impliqué plus avant dans cette affaire, continue très clairement dans la direction que tu as suivie. Dieu voulant, nous nous verrons à Haugesund. J’aurai 3 mois à passer à bord après ma permission du 12 de ce mois, et à cette période nous serons sans doute à Haugesund.

Ton frère uni à toi dans le Seigneur

J. O. S.

Je te renvoie les lettres.

J’ai maintenant écrit au fr. Berg et je l’ai exhorté à se réconcilier avec le fr. Birkeland. Je lui ai dit de veiller sur lui-même ; son côté faible est de ne pas le faire.

Je lui ai écrit avec amour et j’espère que ça ira bien ; car il n’est pas aussi dur qu’il en a l’air.