« Valkyrjen », Moldøen, le 24-09-1915
Cher frère, Th. Ellefsen,
La paix de Dieu.

Merci pour ta bonne lettre. Cela me réjouit d’apprendre comment va le travail dans le Nordland. Nous sommes actuellement à Moldøen et j’ai l’occasion de parler avec le fr. Kvalheim presque tous les jours. Il s’est fait baptiser le dimanche 19 de ce mois. Nous étions 4 frères en tout – les deux autres étaient de l’Armée du salut. Après le baptême, nous avons chanté la première strophe de : C’est un rempart que notre Dieu. Nous avons eu un moment béni, à l’écart, dans un éboulis de roches avec de hautes montagnes en arrière-plan, et un vent froid soufflait. Ici, les amis ont commencé à faire des réunions de mission comme celles qui se font à Horten. La première a eu lieu mercredi. Il y avait 8 personnes et la collecte a donné 2,75 couronnes. Le fr. Kvalheim fait des progrès et il déploie du zèle pour que ces vérités se répandent.

Le 5 octobre, nous irons à Aalesund. Je ne sais pas trop ce qu’il faut y faire. Nos adversaires ont ouvert les portes le jour où je suis parti, ce qui signifie qu’ils m’ont exclu des réunions. Je pourrais considérer que cette exclusion reste en vigueur et ne plus aller aux réunions dans la salle, et organiser des réunions de maison avec les amis qui le souhaitent. On verra comment les choses se passent. Dieu clarifiera les choses.

« Korsets Seir » a publié un article : « Christ avait-il une chair pécheresse ? » auquel Aksel a très bien répondu. Je t’envoie le manuscrit pour que tu puisses le voir, même si Skjulte Skatte est sur le point de sortir.

La guerre va être longue, mais Dieu dirige cela aussi. Il faut que nous nous exercions à la patience. Si tu sais que quelques-uns ont de nouveaux cantiques, demande-leur de me les envoyer, je les rassemblerai et je laisserai le fr. Berg s’occuper des questions musicales, avant de les faire imprimer. Le fr. Grønneberg est malade et le fr. Aslaksen n’a pas le temps, si bien que nous sommes tombés d’accord pour nous y prendre comme je viens de l’écrire, car nous avons besoin d’un recueil de cantiques.

Porte-toi bien et reçois les salutations cordiales de ton frère,

Johan

Je dois te saluer cordialement de la part du fr. Kvalheim.

1 Pi. 5, 10.