Grâce et paix en Jésus-Christ notre Seigneur !
Merci pour ta bonne lettre. Cela me réjouit toujours de voir et de sentir ton zèle, que Dieu récompensera en te donnant une connaissance plus profonde de la vie. Je me réjouis aussi d’avoir des nouvelles de Judith et Elisabeth, qu’elles progressent dans la sanctification. Mon désir est que, par la grâce de Dieu, tu puisses tresser une grande couronne de telles âmes vivantes, qui seront ta parure lors de la révélation de notre Seigneur Jésus-Christ.
Tu parles de l’Assemblée et du fait qu’elle doit prospérer. Puisse Dieu se former des assemblées vivantes à chaque endroit ! Mais pour créer ces assemblées, Dieu a besoin d’avoir comme outil entre les mains la vie et l’œuvre d’un apôtre. Une fois qu’une assemblée est née, elle vit par l’aide que les membres se donnent mutuellement, selon la force qui convient à chacun d’eux.
J’ai écrit une lettre à Aksel et lui ai demandé de te la faire lire. Mais puisque tu as quitté Kristiania si rapidement, tu ne l’as sans doute pas vue. Dieu m’avait fait la grâce d’écrire au sujet de la lumière, et je veux te le répéter, pour que tu puisses examiner et pratiquer ce que tu pourras y trouver. Ce n’était qu’une petite lettre, mais ce n’en était pas moins une magnifique révélation sur les choses dont nous avons besoin actuellement. Dieu est bon, sa miséricorde dure à toujours.
Si nous devions suivre la lumière (la lumière que Dieu donne) et appliquer tout ce que nous y voyons sans prendre aucun égard, nous deviendrions des tyrans – des tyrans spirituels. La lumière doit être notre collaboratrice. C’est dans la lumière que nous devons voir et comprendre comment nous y prendre. Car nous sommes des enfants du jour et non de la nuit. Notre fidélité sera éprouvée d’après la sagesse dont nous aurons fait preuve en agissant dans la lumière. Nous pouvons voir beaucoup de folie dans la lumière, mais Dieu ne nous a pas chargés de mettre tout cela en ordre. Nous devons agir dans chaque circonstance en toute sagesse et intelligence spirituelle. La lumière veut nous aider à cela, pour que nous puissions voir les circonstances sous plusieurs angles.
La manifestation de l’Esprit est donnée à chacun pour l’utilité commune, et je crois que cette révélation de la vérité est vraiment à propos maintenant.
J’ai envoyé à « Missionæren » l’annonce que tu m’avais fait parvenir ; je me suis contenté d’enlever ce qui était écrit à la fin à propos de « Skjulte Skatte ». Le fait est que c’est difficile – en tout cas pour moi – d’écrire tout un tas de choses à des gens que je ne connais pas et dont je ne connais pas la situation. Paul écrivait soit à un individu, soit à une assemblée qu’il connaissait et dont il connaissait l’état. Dans un journal, à l’inverse, il faut écrire « à la cantonade ». Pour cette raison et pour d’autres raisons aussi, je ne pourrai guère tenir comme co-responsable du journal plus longtemps que jusqu’à la fin de cette année – si Dieu me fait grâce et m’en donne la force. C’est également pour cette raison que je ne pouvais pas insérer la publicité dans le journal. Tant la famille que mon travail représentent des obligations pour moi, et on ne peut pas travailler sur autant de champs à la fois sans que quelque chose n’en pâtisse.
Halvorsen à Tønsberg avait remarqué le témoignage que tu as donné à Tønsberg le mardi de Pâques. Sur cette base, il trouvait qu’il était opportun de signaler une erreur dans « Skjulte Skatte », en bas de la page, où on écrit que le journal coûte 1 couronne par an à payer d’avance, etc. Pour lui, si Christ revenait et reprenait les frères Smith auprès de lui, nous ne pourrions pas tenir notre promesse aux abonnés qui ont payé d’avance, etc. Il a raison. Il faudrait écrire : Dieu voulant, le journal paraît mensuellement et coûte 1 couronne par an. On peut très bien supprimer la mention « à payer d’avance ».
Pauline Borgersen est à la cuisine et parle si fort qu’on l’entend partout. Elle est en train d’organiser une petite rencontre festive que nous avons l’intention d’avoir chez le fr. Ellefsen demain soir, à l’occasion du premier anniversaire des réunions pour la mission et du départ de Ellefsen pour une expédition en mer. Ellefsen va déménager plus à l’extérieur de la ville, du même côté où il habite actuellement, dans une grande maison en briques chez un épicier qui s’appelle Frivold. La brochure « La prière »[4] n’est pas encore arrivée.
Fais preuve de persuasion et de ruse, comme celui qui est simple comme une colombe et rusé comme un serpent. Sois un vrai pêcheur d’hommes qui sait utiliser les bons moyens et qui traite chacun à sa manière. Øvrebø et Tobiassen ont vraiment commencé à faire des progrès rapides dans la bonne direction. Nous comprenons clairement que Dieu travaille avec nous.
Salutations cordiales de ton frère dans le même combat au service de Christ,
Johan