(Tapé à la machine, manuscrit original non disponible)
La paix de Dieu.
Merci pour ta bonne lettre, que j’ai reçue il y a quelques jours. En effet, il y a maintenant un combat sur toute la ligne à Ålesund. Certains combattent, certains abandonnent le combat, et d’autres s’associent au combat, et beaucoup sont des auditeurs passifs et se réjouissent au sujet des vérités qui sont annoncées. Il y a ici tout un groupe de personnes qui se réjouit dans la connaissance de Dieu et qui témoigne qu’il le connait, ainsi que la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, et qui souhaite être rendu semblable à lui dans sa mort. Nos adversaires m’ont attaqué surtout parce que je suis militaire.
Hier, j’avais rassemblé à l’avance un grand nombre de preuves tirées de l’Écriture qui montrent qu’un bon nombre de soldats étaient des gens qui craignaient Dieu, et que des soldats ont sauvé par deux fois la vie de Paul, si bien qu’ils devaient remercier Dieu pour le service que les soldats ont rendu, car s’ils n’avaient pas pris soin de Paul, nous n’aurions sans doute pas eu ses écrits en notre possession aujourd’hui. Cf. Ac. 23, 12 et 27, 22. Je leur ai lu par ailleurs 2 R. 5, 1 au sujet de Naaman. 2 Sa. 23, v. 1 et suivants. Lu. 7, 1-11. Tite 3.
Dieu m’a assisté. Un adversaire s’est levé et a fait un assez long discours au sujet des loups en vêtements de brebis. Ensuite, la dirigeante s’est levée et a dit que lorsqu’on est en vêtements de brebis, on emploie des paroles douces et séductrices, tandis que là, c’est l’épée qui était utilisée, de sorte que cela n’avait rien à voir avec des loups en vêtements de brebis.
J’ai dit qu’ils contribuaient à détruire l’autorité et à faciliter ainsi la venue de l’impie, dont l’esprit est retenu par l’autorité. Plusieurs ont maintenant reçu de la lumière et ils disent qu’ils n’ont jamais vu auparavant une telle lumière éclairer les choses. C’est à Dieu que revient tout l’honneur. Il agit, éclaire et combat avec nous et nous avec lui. À Måløy, ils font des réunions, de même qu’à Bergen.
Cordiales salutations,
Ton frère Johan