La piété est-elle une source de gain ?

J’apprends que certaines personnes qui se sont immiscées parmi nous exigent que l’on satisfasse les désirs de leur chair. Elles pensent que le fait d’avoir accepté la règle de doctrine leur donne le droit d’exiger quelque chose.

Ce n’est pas la doctrine de Christ. Ne vous y trompez pas ! Nous ne pouvons rien exiger des autres ; si on agit de la sorte, ce n’est que le vieil homme qui est à l’œuvre. Nous ne sommes pas redevables à la chair, de quelque manière que ce soit. Toute la vie et l’enseignement de Christ consistent à donner et à offrir en sacrifice ; suivons-le en cela. Si tu n’as pas assez d’argent pour aller ici ou là, reste à la maison. Si Dieu met au cœur d’un frère ou d’une sœur de t’aider d’une manière ou d’une autre, sois-en reconnaissant à Dieu ; mais n’exige jamais d’être aidé, sous prétexte d’avoir accepté la règle de doctrine, alors que tu ne lui obéis pas. Ro. 6, 17. Dieu met son peuple à l’épreuve de toutes sortes de manières, pour nous enseigner sa sagesse infiniment variée ; si donc quelqu’un souffre selon la volonté de Dieu, qu’il soit patient et qu’il remette toutes choses entre Ses mains, car Dieu est pour nous le Dieu des délivrances, et l’Éternel, le Seigneur, peut nous garantir même de la mort.

Si quelqu’un t’invite à déjeuner, sois-en reconnaissant ; mais si on ne t’invite pas, manifeste les sentiments de Christ et comporte-toi de la même manière que si tu avais été invité – sois reconnaissant à Dieu pour tout. Nous n’avons aucunement besoin du vieil homme ; qu’il soit crucifié ! Ro. 6, 6. Si tu es serviteur chez quelqu’un, ne te comporte pas comme un maître, car ce n’est pas faire preuve de sagesse. Si tu as un serviteur, fais preuve d’un entendement pieux, et ne renonce pas à la bienséance, qui est agréable à Dieu et aux hommes. C’est à l’usage et au cours de tous nos rapports mutuels que sera manifesté si c’est la doctrine de Christ que nous pratiquons, ou si c’est la chair qui veut moissonner dans le champ de Dieu. Si donc quelqu’un a des exigences charnelles, il se dévoile lui-même et se place lui-même en dehors de l’obéissance à la règle de doctrine que nous avons annoncée, par la grâce de Dieu, dans ce journal et par nos autres écrits et paroles.

C’est par l’obéissance de la foi que les uns et les autres trouveront l’aide mutuelle dont ils ont besoin. C’est pourquoi chacun d’entre nous doit être attentif à ce que l’Esprit dit à l’Assemblée ; et si Dieu nous pousse à aider un frère ou une sœur, nous devons tout de suite obéir à l’ordre du Seigneur. De cette manière, Dieu sera de plus en plus honoré.

Nous ne nous efforçons pas de gagner les foules, mais d’enseigner la piété à chacun en particulier ; si nous gagnons les foules de cette manière, que Dieu en soit honoré !