(Tapé à la machine, manuscrit original non disponible)

Måløy, le 20 février 1915
Cher frère, Elias Aslaksen,
La paix de Dieu.

Merci pour ta bonne lettre, que j’ai reçue il y a quelque temps. Entre temps, j’ai été à Horten et à Drøbak. À Haugesund, j’ai passé 3 soirées avec le fr. Ellefsen, qui se réjouit beaucoup du temps qu’il a passé dans le Finnmark, où Dieu a été richement à ses côtés dans le travail.

J’étais aussi récemment à Å., où j’ai rencontré mon bon ami le cordonnier R., que Dieu a tellement béni en lui donnant de la lumière. Il louait Dieu, assis sur son tabouret de cordonnier. Il a 7 enfants et ne gagne que 2,50 couronnes par jour, alors que la vie est devenue tellement chère. Il n’a pas beaucoup de capacités à vues humaines, mais Dieu le connaît et il connaît Dieu. Quel bonheur de pouvoir travailler parmi les pauvres, ceux qui ne sont rien dans ce monde.

C’est tellement béni et cela apporte une récompense éternelle de travailler dans la vigne du Seigneur. Je crois que nous devons déblayer la route à plusieurs endroits, et ceux qui sont affermis doivent s’y mettre eux-mêmes, chacun à sa manière. C’est sain de travailler quand tout se fait sous la direction de l’Esprit. Ici plus au nord, il n’y a que très peu de prédicateurs, et les gens sont très reconnaissants d’entendre quelque chose. Ne serait-ce pas une bonne occasion pour quelques-uns de nos chers frères de venir en visite sur la côte ouest ? Le fr. *** est un ouvrier dans le royaume de Dieu qui est calme, tranquille et bien réactif. Il examine chaque mot, et les phrases les unes après les autres, sans se contenter de demi-mesure.

Nous avons eu une conversation biblique très bénie à Å. Ils ont beaucoup de confiance et leurs cœurs et oreilles étaient grand ouverts à l’unisson. Aussi bien les hommes que les femmes prient maintenant pour recevoir la connaissance de Dieu, et ils disent qu’ils comprennent maintenant le chemin. Un homme qui vivait dans la fausse liberté s’est levé dans l’assemblée et s’est jugé lui-même, et il leur a demandé pardon pour leur avoir parlé dans l’ignorance. Un autre s’est levé à une réunion du dimanche pour réfuter tout mon témoignage, mais Dieu a été à mes côtés et m’a donné la grâce et la force d’apporter la preuve du contraire de ce qu’il disait, en présence de tout le monde. Il n’a plus rien répondu.

Je vois vraiment à quel point Dieu a béni le travail ici. La côte ouest est un champ de travail et je crois que tu aurais largement de quoi faire si tu venais par ici.

Cela me réjouira d’avoir de tes nouvelles. Salue les amis que tu rencontres.

Salutations cordiales de ton frère

Johan