Aalesund, le 19-12-1914
Cher frère, Theodor Ellefsen,
La paix de Dieu.

Merci beaucoup pour ta bonne lettre et pour la lettre du fr. Skiaker. Je les ai toutes deux fait suivre aujourd’hui au fr. D. Kvalheim à Moldøen. C’est un frère qui a saisi la Parole et qui se réjouit dans la lumière de Dieu. Il en va de même d’un certain frère Nils Strand et des épouses des deux. Mais c’est le fr. Kvalheim qui comprend et qui a pris la Parole à cœur. Les autres ont été bénis. Il faisait des études bibliques dans son foyer et lisait dans un gros livre adventiste d’Amérique. Il s’est passé plusieurs jours avant qu’il n’abandonne complètement cette doctrine, mais il a fini par y arriver. Maintenant, il se réjouit dans la liberté. Nous avons été ensemble presque tous les soirs à Moldøen ; il sondait énormément les choses et ne laissait pas tomber avant d’avoir compris. Il disait souvent : « on reprend », jusqu’à ce qu’il saisisse la Parole. Avant mon départ, nous nous sommes réunis et nous avons rompu le pain. C’était la première fois qu’ils le faisaient dans les foyers ; mais ils continuent à le faire maintenant. La bonne de Kvalheim était saisie, elle aussi. Une institutrice a demandé la force de supporter la communion des souffrances de Christ. Loué soit Dieu, il travaille avec nous.

Nous sommes stationnés ici depuis le 15/12. Il est prévu que nous allions à Haugesund le 15-1-15. Ici, je n’ai encore rencontré personne. J’ai reçu aujourd’hui une lettre du fr. Johan Olsen à Trondhjem. Il va bien, mais il ressent les tribulations. Les frères se développent et progressent partout ; loué soit Dieu pour cela. Le fr. Kvalheim a souvent dit : démissionne de ton travail et voyage aux différents endroits pour parler aux gens de ces choses magnifiques, car il y en a beaucoup qui sont liés. Oui, je crois que beaucoup de personnes soupirent après la délivrance, car elles sont retenues dans leurs liens.

Nous avons prévu de passer la veillée de Noël à terre. Ils se sont tous cotisés pour faire quelque chose qui soit en dehors du commun. Quand j’étais à Horten, le fr. Karl et moi sommes allés voir Grøtaas pour lui dire que nous ne devions pas nous sentir liés, ni d’un côté ni de l’autre, au sujet de l’achat de la loge, car les temps sont tellement difficiles. Il était d’accord avec cela.

Le fr. Aslaksen était à bord du « Kong Sverre » jusqu’au 15/12 ; maintenant, il est second sur le « Æger » qui est à Putten près de Fredrikstad. Il a l’intention d’aller en visite à Sarpsborg à partir de là. C’est étonnant de voir comment Dieu nous a éparpillés ces jours-ci – tout le long de la côte, du cap Nord jusqu’à la frontière suédoise. À Bergen, j’ai rencontré le fr. Moe et sa femme, de Hønefoss ; il s’est vraiment développé. Le fr. Skiaker écrit des choses bénies. Je lui ai écrit deux lettres et il m’a répondu. J’ai écrit au fr. Lohne qui m’a lui aussi répondu. Le travail s’étend de plus en plus. L’Esprit de Dieu agissait puissamment à Moldøen. La maison était pleine aux réunions chez le fr. Kvalheim, et plusieurs ont commencé à entrevoir la lumière. Mais personne autant que Kvalheim. Il ressemble à Karl ou à Skiaker. Le fr. Risnes à Haugesund est à peu près de la même veine. Ce sont des esprits profonds, qui sondent les choses et ne laissent pas tomber avant d’avoir trouvé la solution. C’est réjouissant que tu as des personnes à qui parler à bord, et que tu as aussi rencontré des personnes à terre. Dieu a béni ton travail et il veut continuer à le faire. Les fruits demeurent. Continuons à répandre la lumière !

Porte-toi bien. Je te souhaite une fête de Noël bénie.

Salutations cordiales.

Ton frère dévoué,

Johan