La paix de Dieu.
Merci pour ta bonne lettre, que j’ai reçue aujourd’hui et qui m’a beaucoup réjoui. C’est étonnant que Kristiansand soit inondé de témoignages de tous côtés. Ils vont maintenant recevoir un frère qui vient d’aussi loin que de Vardø et qui va témoigner de la même chose. J’ai envoyé ta lettre et les deux lettres jointes à Aksel à Arendal, en même temps qu’une lettre à l’occasion de son mariage. Le pasteur méthodiste va le marier dans le salon de son beau-frère Robert Andersen (le quincailler) le 31 après-midi de ce mois. Il a compris que c’était Helga Haanes que Dieu lui avait destinée. Elle a reçu une forte conviction lors d’une réunion à Kristiansand, et elle veut maintenant suivre le chemin tel qu’il est. Le jour après leur mariage, Aksel et Helga partiront pour Drøbak, où il a l’intention d’acheter une petite maison pour s’y installer. Si cette lettre te parvient à temps, tu pourrais peut-être lui envoyer un télégramme ; cela lui ferait beaucoup plaisir. L’adresse est celle que j’ai indiquée ci-dessus.
Le fr. Johan Olsen de Brevik habite ici maintenant et travaille dans un atelier de mécanique générale. Nous avons eu beaucoup de conversations et il se réjouit vraiment. Il a une très bonne compréhension des choses. Le fr. Jacobsen (mareyeur) est un vieil homme pieux ; il a de la lumière, mais pas de telle manière qu’il puisse conduire quelqu’un à la lumière et au jugement. Il nous aime bien et fait tout son possible pour nous faire du bien. J’ai assisté à plusieurs réunions ici. À la dernière étude biblique, la situation aurait pu basculer d’un côté ou de l’autre, mais à la fin, c’est le bien qui a vaincu et ils ont prié Dieu avec insistance de recevoir l’Esprit et de la force. C’était réjouissant d’entendre que tu vas bien à bord et que tu t’y plais, et que tu trouves des personnes avec lesquelles tu peux t’entretenir. Le fr. Karl Pedersen a été à Oscarsborg pendant 1 mois ½ environ, et il a réjoui tous les amis de Drøbak, me dit Aksel. Il était en service à Ellegaardene, à environ ½ h de marche au sud, du côté de Drøbak.
Le fr. Pettersen à Sarpsborg a recommencé à assister à quelques réunions et il a rendu témoignage, m’écrit Andresen. Aslaksen est retourné à Hønefoss. Il m’envoie une lettre de temps en temps. Le fr. Berg fêtera ses noces d’argent le 11 novembre. Les patrouilleurs arriveront à Horten le 10 novembre. J’ai eu deux fois des nouvelles de Karl Birkeland. Il dit qu’il y a du mieux avec sa femme. Le matelot Øvreby s’est à nouveau tourné vers Dieu ; il s’est marié avec la fille de Stokke qui habite dans la rue Nordre Enggate. J’ai reçu une lettre de Gunelie Knudsen à Porsgrund (Tolnæs). Sa lettre est assez bizarre. À Aalesund, j’ai rendu visite à « l’assemblée de Christ », où deux frères se sont emparés de la parole ; mais ce n’est pas sûr qu’ils arriveront à la garder. Nous passons peu de temps à chaque endroit ; or il faut du temps pour travailler. Mme Hansen de Horten est maintenant partie à Drammen, Karine est partie à Grimstad ; il ne reste donc plus grand monde, mais ceux qui sont là ont régulièrement des réunions de mission.
Porte-toi bien et reçois les salutations chaleureuses de ton frère dévoué,
JohanJe te joins la dernière lettre de Aksel ; merci de me la retourner à l’occasion. Voici l’explication de ce qui y est dit à propos de Andresen à Sarpsborg. Je lui ai écrit pour lui demander directement s’il avait des dettes. Il a répondu par l’affirmative longtemps après. J’ai alors écrit à Aslaksen et à Aksel et je leur ai demandé s’ils étaient d’accord pour collecter un peu d’argent pour lui. Aslaksen lui a tout de suite envoyé 50,00 couronnes, Aksel a aussi envoyé quelque chose et j’ai envoyé quelques couronnes. Aksel a ensuite demandé à Andresen combien il restait à sa dette, pour qu’ils puissent se réjouir qu’elle ait diminué. Mais il n’a reçu aucune réponse à cette question. Puisque tout n’est pas aussi ouvert et franc que cela devrait l’être, nous avons décidé de ne rien faire dans les ténèbres, puisque nous sommes des enfants de la lumière. C’est ce que nous avons fait, et je suppose que tu es d’accord.
