(Manuscrit original non disponible)
Nous vivons à une époque terrible, mais Dieu nous a cachés sous l’abri de sa tente au jour du malheur. Il a permis que la mer nous sépare du continent en guerre. Tu parles d’une fausse paix qui viendra après cette guerre, et je crois aussi qu’il viendra une paix dangereuse. Une paix qui s’opposera aux jugements de l’épée de Dieu et permettra à l’impiété de vivre. Une paix dont la base est l’amour pour la vie ici-bas et pour les choses terrestres. Une paix qu’on essaiera de rendre viable. Une paix qui imitera la paix que Christ donne.
L’anarchie se plaira dans cette paix, car le temps de l’humanité arrive à sa fin et les autorités porteront l’épée en partie en vain. Nous voyons déjà clairement cet esprit se manifester en ce qui concerne la discipline ici dans la Marine. Bientôt, chacun agira à sa guise. Le peuple de Dieu sera dans une position difficile, car chacun sera beaucoup trop libre de décider s’il veut respecter les lois ou non.
Les lois civiles aidaient autrefois à maîtriser un peu la chair, mais cette plus grande liberté donne aux gens une conscience plus « élastique » et rend les choses difficiles pour l’Esprit de Dieu, qui guide par des lois et instruit par des commandements.
Le socialisme, l’anarchie et le mépris de Dieu trouveront un terrain favorable. Cela préparera le chemin pour l’Antéchrist, de même que Jean-Baptiste préparait le chemin pour Jésus. Jean-Baptiste ramenait le cœur des pères à leurs enfants, et le cœur des enfants à leurs pères. Cet esprit de l’Antéchrist encouragera la désobéissance envers les parents. C’est une brusque rupture avec ce qui était auparavant, et une transition rapide vers une nouvelle période où on méprisera les lois.
Nous sommes les enfants du jour, de sorte que ce temps ne nous surprendra pas quand il viendra. Et comment le cœur des pères sera-t-il séparé de celui de leurs enfants, et le cœur des enfants de celui de leurs pères, à cette époque ? Par des divorces et des remariages, exactement comme aux jours de Noé. Pas seulement une fois, mais plusieurs fois. Les familles seront déchirées et la haine s’implantera là où l’amour aurait dû régner.
Le peuple gouverne et les autorités essaient de plaire aux gens qui leur ont donné leur autorité. De cette manière, c’est l’opinion de la majorité qui influencera chaque prise de décision et chaque jugement, et lorsque la majorité vit dans la chair, le jugement en est obscurci.
Que devons-nous donc faire ? Nous devons inculquer par notre vie et par notre enseignement l’obéissance de la foi à la génération suivante et à ceux qui veulent nous écouter. C’est notre foi qui est la victoire qui triomphe du monde. Nous devons laisser derrière nous une impression indélébile dans cette génération perverse. Nous devons léguer à la génération à venir des lettres vivantes. Je ne parle pas de lettres écrites avec la plume et l’encre, mais d’hommes et de femmes dans le cœur desquels le Saint-Esprit a pu écrire et accomplir sa volonté. Si Dieu peut accomplir cela par nous et en nous, notre vie n’aura pas été vaine.
Ton frère,
Johan