Merci pour ta bonne lettre, reçue aujourd’hui. Je t’envoie le montant restant de liquide reçu pour « La prière ». Il nous reste encore beaucoup de livres. Les timbres danois concernent un livre qui n’est pas parvenu à son destinataire et qui a donc été retourné.
Demain, on va me donner un ordre de mission pour Bergen comme responsable transport logistique ; je partirai probablement lundi prochain. Demain, plusieurs amis viennent ici ; certains veulent se faire baptiser. Les institutrices doivent calculer elles-mêmes les dépenses, pour ne pas vaciller plus tard. Elles doivent accepter le fait que le baptême, c’est la même chose que des adieux. Une fois qu’elles auront pris leur résolution en leur for intérieur, rien ne pourra plus les effrayer. Si elles sont faibles et hésitantes, je conseillerais plutôt qu’elles attendent avant de se faire baptiser. Car chacun doit agir par pleine conviction.
Kristiansand est une ville affligeante. Ils disent que nous sommes des esclaves, et c’est un honneur de porter ce nom. Mais quand des esclaves de Christ s’arrogent la liberté, que faut-il dire de cette sorte de liberté ? Leur absence de connaissance de Dieu témoigne contre eux, ou plutôt pour eux, que leur communion avec Dieu en Esprit est loin d’être en ordre. Ils devraient depuis le temps avoir une quantité d’enfants spirituels et être ainsi devenus des pères en Christ ; mais en fait les pères, tout comme les enfants, restent englués dans les premiers rudiments. C’est pourquoi on ne peut pas leur parler comme à des personnes spirituelles, car ils sont charnels.
J’ai écrit au fr. Mikkelsen, station de douane de Huth près de Fredrikstad, en lui demandant de vous inviter à Porsgrund sur le chemin du retour. Il y a une famille « Karl Knutsen » à Tolnæs, près de Porsgrund. Aussi bien lui que sa femme sont plus radicaux que ce qui est habituel ; je n’ose pas pour autant me prononcer sur leur degré de spiritualité. La sœur de Mikkelsen habite à proximité. Peut-être pars-tu au Danemark.
Salue à la maison, salue le fr. Hansen et les amis. És. 22, 22-25.
Salutations en Jésus-Christ.
Ton frère,
Johan