(Tapé à la machine, manuscrit original non disponible)
La grâce et la paix de Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur.
Merci pour ta lettre. Lundi de Pâques, Karl Pedersen et moi étions à Drøbak, où les amis de Kristiania étaient réunis. Nous avons eu deux réunions bénies.
Ce que tu écris est vrai : Dieu n’attend pas seulement que nous fassions preuve d’obéissance une fois, il attend de nous une obéissance de tous les instants. Il y a en effet des profondeurs dans le cœur qu’on n’atteint pas si vite que ça. Je me réjouis de constater que Dieu travaille à nos côtés et que nos adversaires cherchent à garder la paix avec nous. Si la justice d’un seul peut être utile pour l’assemblée, à combien plus forte raison est-ce le cas de la justice de toute l’assemblée, dans l’obéissance de la foi.
C’était une grande joie de revoir les mêmes amis de Kristiania. Il y avait aussi quelques nouveaux visages. À Drøbak, il y a plusieurs nouveaux convertis qui souhaitent maintenant recevoir de l’enseignement. C’est touchant de voir la confiance des amis à notre égard, et le Seigneur confirme la Parole avec les signes qui l’accompagnent. Une sœur était tombée très malade, apparemment d’une appendicite, et elle se tordait de douleur. Nous avons prié Dieu, qui a entendu nos prières. Elle s’est tout de suite relevée en louant Dieu, et elle est venue à la réunion.
C’est Dieu qui a assuré la cohésion de l’ensemble et qui a ajouté de nouveaux membres, de sorte que l’amour en Esprit entre les uns et les autres est plus fort qu’il ne l’a jamais été. Aksel travaille beaucoup dans le Seigneur. Son corps est souvent mis à rude épreuve.
Pour ce qui me concerne, que la volonté du Seigneur se fasse ; car mon désir et ma joie sont de vivre la vie de Christ. Mais au-dessus de cette joie-là, il y a la joie de voir que ceux qui ont été gagnés à Christ, par la grâce de Dieu, marchent dans la vérité et sont remplis d’un esprit de zèle.
Salue Judith, ta mère et les amis
Salutations cordiales
Ton frère,
Johan