Nouvelles de Kristiansand
Bien-aimés frères et sœurs en Jésus-Christ !

Que la grâce et la paix de Dieu vous soient accordées abondamment par Jésus-Christ notre Seigneur.

Nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières ; mais l’Esprit intercède pour nous avec des soupirs inexprimables. Il en va de même pour ce que nous écrivons et ce que nous disons. Autrefois, c’est poussés par le Saint-Esprit que les saints hommes de Dieu ont parlé ; il en est de même de nos jours, c’est poussés par le Saint-Esprit que parlent les saints hommes de Dieu. L’Esprit nous pousse à parler comme la parole de Dieu, et comme Dieu ne fait pas acception de personnes, cette parole de Dieu s’adressera à chacun dans la position dans laquelle il se trouve. Pour certains, ce sera une parole de jugement, pour d’autres une parole qui mène à la vie ; mais elle est aussi puissante pour renverser les forteresses et les hauteurs qui s’élèvent contre la connaissance de Dieu. Si nous parlons pour plaire aux hommes, nous ne sommes pas serviteurs de Christ, et quelqu’un qui parlerait pour chercher son propre intérêt serait inapte pour le ministère.

Dieu se venge de toute injustice. Dieu est exact dans les moindres détails. Il ne se laisse pas tromper ; car toutes choses sont dévoilées et à nu aux yeux de celui à qui nous avons affaire. Il est un feu dévorant pour tous les rebelles et les injustes, mais il fait preuve de beaucoup de grâce et de miséricorde pour celui qui est humble et doux. Dieu purifie ses élus dans des fournaises ; mais en même temps, il les embrasse avec beaucoup de miséricorde.

Le soleil comporte à la fois de la lumière et de la chaleur. Ici dans le nord, nous avons plus de lumière que de chaleur en hiver ; mais la lumière toute seule n’arrive pas à faire pousser l’herbe. Si on s’imagine des plantes dans une cave sombre et chaude, ces plantes feraient de longues « pousses blanches », mais il n’y aurait rien d’authentique. Il en va de même dans le domaine spirituel. Certains n’aspirent qu’à la lumière, la lumière. Ils apprennent et apprennent à l’infini, mais ne parviennent jamais à la connaissance de la vérité ; car la lumière qu’ils reçoivent n’est que ténèbres, et on peut bien s’imaginer alors à quel point les ténèbres sont profondes. En d’autres termes, ils ne cherchent pas la lumière par l’esprit de révélation de Dieu, mais seulement par leurs études et leurs cogitations.

À l’inverse, ceux qui se développent comme des pousses blanches spirituelles sont ceux qui se contentent de ressentir et ressentir à l’infini. De telles personnes ne veulent rien savoir de la lumière ; elles trouvent que tout est tellement bien comme ça.

Le mieux est cependant de recevoir à la fois la lumière et la chaleur, selon ce que Dieu en donne ; car c’est ainsi que nous pouvons avoir part à une croissance saine et forte en Jésus-Christ.

Si nous voulons en apprendre plus sur la manière dont Paul prenait les choses, nous pouvons regarder sa 2e lettre aux Corinthiens, et lire les versets 3 à 13 du 1er chapitre. Il nous dit ici qu’il était dans toutes sortes d’afflictions et qu’il y recevait de la consolation, afin de pouvoir consoler ceux qui se trouvaient dans quelque affliction.

Chers frères et sœurs, c’est effectivement précieux de pouvoir consoler ceux qui sont dans toutes sortes d’afflictions, en leur apportant la consolation que nous avons-nous-mêmes reçue. C’est cela, pleurer avec ceux qui pleurent et se réjouir avec ceux qui sont dans la joie. Cette piété-là, qui fait que nous sommes juifs avec les Juifs et grecs avec les Grecs, est agréable à Dieu et utile aux hommes.

Tout comme le péché était auparavant notre force motrice, c’est maintenant l’Esprit de Dieu qui nous pousse ; et nous savons que l’affection de l’Esprit, c’est la paix et la joie dans le Saint-Esprit. C’est pourquoi nous allons au-devant d’un avenir glorieux ; car l’Esprit nous pousse de lumière en lumière, de force en force, de gloire en gloire, jusqu’à ce que nous paraissions devant Dieu en Sion. Nous serons alors parvenus à celui qui attire tout le monde à lui, et cela nous suffit. Amen.

Une salutation cordiale à tous les frères et sœurs qui, au beau milieu de ce qui est corruptible, sont en route, sous l’impulsion de l’Esprit, vers ce qui est incorruptible.

Johan O. Smith