Grâce et paix !
Merci pour ta lettre, que je viens de recevoir. Je me réjouis d’entendre que tu te reposes et que ta condition physique s’améliore, mais il te manque encore une chose : tu n’as pas combattu jusqu’à obtenir une foi complète que Dieu va te guérir. Dieu peut te redonner la santé en un instant, mais l’incrédulité est plus difficile à guérir.
Tu ne peux pas te comparer à l’homme infirme depuis 37 ans, car c’est la foi de ceux qui le portaient que Jésus a considérée. Cette fois-ci, c’est un homme croyant et pleinement conscient qui est allongé sur le brancard et tu ne peux pas te contenter de faire confiance à la foi de ceux qui te portent ; tu dois toi-même parvenir à une foi pleine. Pour ma part, je ne combats plus à cause de ta maladie, car je sais que Dieu va l’ôter ; mais je combats à cause de ton incrédulité face à ce fait.
Tu nous demandes de continuer à prier pour toi, et tu continues en disant : « Je crois que le Seigneur vaincra. »
Je ne crois en aucun cas que la maladie en elle-même peut exercer une résistance, de sorte que Dieu aurait du mal à la vaincre. La force de Dieu n’est pas affaiblie au point d’être plus faible que la maladie. Quand tu dis que tu crois que le Seigneur triomphera, tu veux sans doute dire qu’il va triompher de l’incrédulité dans le cœur sur le fait qu’il est puissant pour guérir et qu’il veut guérir.
La guérison de Dieu n’a pas seulement le corps en vue. Dieu désire guérir une maladie correspondante dans le cœur. C’est pourquoi tu peux voir que partout où Jésus avait guéri, les gens louaient et remerciaient Dieu de tout leur cœur parce que quelque chose à l’intérieur avait été guéri. Que ce soit maintenant ton travail, de combattre jusqu’à obtenir la foi complète en la guérison, et le Seigneur te guérira !
Quand la sœur Pauline Nilsen Roa a été guérie, nous avons pu sentir dans notre esprit qu’elle croyait ; c’est pourquoi cela a eu lieu. Tout dépend de toi maintenant. C’est toi qui dois user de violence.
Cette foi augmentera ta paix et ta joie, et elle appartient par conséquent au royaume des cieux, qui consiste en justice, paix et joie dans le Saint-Esprit. Et il est dit du royaume des cieux que ce sont les violents qui s’en emparent. Je ne crois guère que tu aies fait usage de violence pour t’emparer du royaume des cieux dans cette affaire, mais le temps est maintenant venu de le faire. Venez et plaidons ! dit l’Éternel. Il veut que nous le cherchions de tout notre cœur. Il veut que nous le mettions à l’épreuve, pour voir si ses promesses sont vraies ou si elles ne sont que des fables. Il veut que ce soit un enjeu vital pour nous, car Dieu est lui-même radical et il n’aime pas que nous soyons passifs et sans but pour une chose qui nous tient à cœur. Demandez, et l’on vous donnera, Mt. 7, 7. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.
Si tu crois cela, tu possèdes déjà ce que tu as demandé, et tu peux prier avec actions de grâces.
Montre donc que tu es un homme et que tu es fort ; use de violence pour parvenir à une pleine foi, et le Seigneur te récompensera de manière manifeste. Mt. 6, 6.
Salutations cordiales. Ton frère qui combat en Christ,
Johan