(cf. Missionæren n° 16 du 22/4/1909)

Horten, le 15 avril 1909
Cher frère, Aksel,

Merci beaucoup à toi et à Berglioth pour le temps passé ensemble à Kristiania. Le lundi de Pâques, le fr. Ellefsen et moi sommes allés à Moss, où Sehusen et Mitchel de Skien ont prêché. Nous avons eu une réunion de prière bénie chez Axel Wold avant la réunion de l’après-midi. À Moss, il y a toute une série de retardataires, qui restent attachés à Kristi menighet[46]. Mais les frères Axel Wold et Breien font partie de ceux qui souhaitent qu’il y ait une pleine liberté.

Demain, le fr. Andresen (« le maçon joyeux ») vient rendre visite à Berg, qui pour l’occasion a annoncé des réunions dans le séjour de Knudsen. Nous n’avons plus de réunions régulières chez nous, mais nous avons Dieu, ce qui est le meilleur de tout. Il en va de même pour le fr. Berg ; je n’arrive pas à le comprendre. Peut-être pense-t-il commencer des réunions de son côté. J’ai eu une longue conversation avec lui aujourd’hui, mais il reste sur la même position. Je crois que le fr. Andresen et lui s’en sortiront bien. J’ai écrit une lettre de consolation au fr. Axel Wold à Moss, car je comprends qu’ils ont beaucoup de combats. Je lui ai démontré par les Écritures que nous avons besoin de l’Esprit et non pas seulement de la lettre. J’ai aussi écrit un article pour « Missionæren » au sujet de la doctrine empoisonnée qui enseigne aux gens de « sauter » de Romains 7 à Romains 8. J’ai en effet rencontré dans une cantine à Moss un frère qui avait aussi « sauté » à Romains 8. Un autre frère, en revanche, a écouté attentivement mes explications à ce sujet. Il a posé des questions en long et en large sur ce que je disais, mais à la fin, il a dit qu’il était entièrement d’accord et qu’il se réjouissait beaucoup d’entendre ces explications. Il était libéré et fréquentait les amis luthériens.

Je ne sais pas ce qu’il va advenir de moi maintenant. Toutes les issues semblent fermées. Il n’y a peut-être que deux journaux chrétiens qui acceptent mes articles. C’est Dieu qui ferme et c’est Dieu qui ouvre, nous ne pouvons rien y faire. Dieu nous a cependant donné une relation plus intime avec les amis de Moss.

Nous avons lu les propos agressifs de « Ørebladet » contre le fr. Barratt. Nous vivons des temps curieux ; que Dieu nous aide à être vigilants en toutes choses !

Salue les amis, salue Berglioth, et reçois les salutations les plus cordiales de ton frère en Jésus-Christ,

Johan