Boaz monta à la porte, et s’y arrêta

Verset 1

C’est à la porte que se tenaient les conseils et qu’étaient prononcés les jugements dans l’Israël d’autrefois. Y siégeaient les anciens de la ville et les hommes les plus sages. Un insensé n’ouvre pas la bouche à la porte. Cet homme puissant était maintenant assis à la porte pour mettre un terme à l’affaire de Ruth. On ne pouvait pas facilement passer outre Boaz.

Voici ce que vous devez faire : Dites la vérité chacun à son prochain ; jugez dans vos portes selon la vérité et en vue de la paix. Za. 8, 16.

Nous comprenons par ce que Naomi en a dit que Boaz était un homme considéré à la porte, qui prononçait un jugement selon la vérité et en vue de la paix. Elle avait donc eu raison de dire : Cet homme ne se donnera point de repos qu’il n’ait terminé cette affaire aujourd’hui. Il y avait une affaire importante à régler aujourd’hui : délivrer une âme pour lui donner un lieu de repos.

Il faut travailler tant qu’il fait jour ; c’est ce qu’a fait Boaz. Mais pour Ruth, cette journée était la nuit la plus sombre, c’est pourquoi elle devait rester tranquille. Ce n’était pas une mince affaire pour Ruth qui allait se jouer aujourd’hui. Si l’autre proche qui avait droit de rachat voulait racheter le champ et elle-même, Ruth deviendrait sa femme. Mais s’il ne voulait pas racheter à la fois le champ et Ruth, Boaz avait promis qu’il le ferait et qu’il l’épouserait. Elle aimait Boaz, car elle s’était toujours tenue près de lui, et n’avait pas recherché des jeunes gens. Aujourd’hui, cette affaire devait être tranchée, et Ruth devait rester tranquille. Celui qui croit ne se hâte pas, mais ce n’est que par la force de Dieu qu’on peut se tenir tranquille dans de telles circonstances.