Pourquoi t’intéresses-tu à moi, à moi qui suis une étrangère ?

Ruth a compris que Boaz la connaissait et qu’il lui venait en aide justement là où elle en avait besoin. Une âme sur qui on déverse autant de grâce se pose en effet des questions. Moi qui étais étranger, avec un entendement obscurci, étranger à la vie de Dieu, mort à cause du péché et de mes transgressions, comment une telle grâce peut-elle m’être accordée ? Ruth se sentait à ce point indigne qu’elle s’interrogeait face à une telle marque d’amour inattendue. Cet homme puissant honorait et élevait la pauvre Ruth par le soin qu’il prenait d’elle. Cela ressemble à notre Maître. Il a mangé et bu en compagnie des pécheurs. Il choisit les choses viles pour réduire à néant celles qui pensent être quelque chose.

Quand David a rapporté l’arche de l’Éternel à la ville de David, et qu’il dansait devant l’arche, sa femme l’a méprisé. Elle l’a méprisé parce qu’il s’était découvert aux yeux des servantes comme se découvrirait un homme de rien. Face à un tel mépris, David a répondu : Je veux paraître encore plus vil que cela, et m’abaisser à mes propres yeux, néanmoins je serai en honneur auprès des servantes dont tu parles. 2 Sa. 6, 20. Comme Boaz, David s’est abaissé pour être honoré avec les faibles, et comme l’a fait Ruth, David a occupé la place du plus petit. C’est aussi l’entendement et l’Esprit de Jésus-Christ.