C’est la jeune femme Moabite

Elle est revenue avec Naomi du pays de Moab. V. 6.

Le serviteur en charge des moissonneurs s’était déjà intéressé à la situation de Ruth. C’est ce que fait d’ailleurs n’importe quel bon serviteur du Seigneur quand il voit une âme pauvre et affamée chercher du pain. Il explique donc à Boaz qu’il s’agit d’une femme qui est revenue du pays de Moab avec Naomi. Ce faisant, il manifeste une véritable fidélité en tant que serviteur, car il ne s’attribue pas la gloire d’avoir trouvé cette personne. Il explique clairement qu’elle appartient à Naomi. Mais comme elle s’était adressée à lui pour avoir de quoi se nourrir, il avait un sentiment de responsabilité à son égard. Il est comme le bon berger dans l’assemblée, qui connaît chaque brebis par son nom, qui connaît aussi leur vie intérieure, et saura en rendre compte.

Combien d’âmes faibles et affamées dans les assemblées de notre époque, sont tellement loin des bergers et de leur sollicitude ? Parfois ces bergers ne sont même pas au courant que les petits sont entrés dans le champ de Dieu. Ils ne connaissent ni leur nom, ni leur vie, et ne peuvent donc pas les guider. Le serviteur en charge des moissonneurs de Boaz était vigilant, pur et sensible dans son esprit. Un exemple à suivre pour les bergers de notre époque. Il savait d’où elle venait, qui l’avait conduite jusque-là, et quelle était son intention dès son arrivée dans le champ.

De la même façon que Boaz a demandé à son serviteur en charge des moissonneurs de lui rendre compte de la pauvre Ruth, Dieu demandera aux bergers de rendre compte de chaque âme qui sera entrée dans son champ.