Elle alla glaner dans un champ, derrière les moissonneurs

Verset 3

Le nom de Dieu est « Miracle », et sa manière d’agir avec nous est miraculeuse. Pauvre en esprit et pauvre en biens matériels, Ruth glane dans un champ, et ramasse les épis que les moissonneurs daignent laisser tomber. Elle en avait tellement besoin, autant pour elle-même que pour sa vieille belle-mère, Naomi. Elle ne savait pas qu’elle allait bientôt devenir maîtresse de la maison, et que bien qu’elle fût une femme étrangère, elle allait devenir l’ancêtre de l’espoir d’Israël, notre Seigneur Jésus-Christ.

Le chemin par lequel Dieu nous mène passe par la pauvreté et les tribulations. Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux leur appartient. Ceux qui sont élus et qui sont fidèles portent avec eux leur dignité, au beau milieu de leur pauvreté. Celui qui est pauvre est inattaquable, on ne peut pas le ruiner si on lui dérobe ses biens. Heureux est celui qui demeure pauvre en esprit. Il avance sûrement et dans la victoire, en direction du pays où les voleurs ne peuvent ni percer, ni dérober. Il envoie devant lui toutes les richesses et tous les trésors qu’il a amassés dans l’Esprit, et il arrive ensuite lui-même, pour demeurer là où est son cœur, là où ses trésors sont si bien conservés.

Celui qui est pauvre n’a pas de force, et c’est pourquoi il doit se confier en la force de Dieu et s’en remettre à elle. C’est quand je suis faible que je suis fort. Celui qui est pauvre en esprit se nourrit humblement des épis que les moissonneurs abandonnent derrière eux. Les forces qu’il en retire lui donnent une dignité qui dépasse celle des moissonneurs qui donnent de leur abondance. Celui qui est pauvre est reconnaissant pour tout. Voilà pourquoi la vraie pauvreté est considérée comme la juste relation à l’égard de Dieu.

Ruth prend la place tout en bas. Elle glanait derrière les moissonneurs, comme le faisaient habituellement les pauvres. Celui qui s’installe tout en bas ne peut avancer que dans une seule direction : vers le haut.

C’est aussi le cas dans le champ de Dieu, où nous devons être modestes et prendre la place tout en bas. C’est l’affaire de Dieu de nous élever en son temps. Il est dit de Jésus qu’il s’est abaissé lui-même. Quelle place bénie, où on est à l’abri de l’inquiétude et de l’honneur des hommes. Là, personne ne peut nous causer du tort, car tous cherchent à monter. C’est un autre chemin ! Ruth se contentait d’être assise tout en bas, où elle se plaisait bien. Elle ne faisait pas partie de tous ceux qui veulent diriger et commander dans l’assemblée. Elle se contentait de manger les miettes qui tombaient de la table de l’homme riche, car elle avait en elle une paix qui dépasse toute intelligence. Elle était sauvée quant au fait d’envier la dignité de quelqu’un d’autre. Heureux celui qui commence par les petites choses. Il y a de l’espoir et de l’avenir pour lui, car il se confie en son Dieu qui est puissant pour relever le pauvre de la boue et pour le placer parmi les princes.