Serviteurs choisis
Nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés…
Alors que Saul de Tarse, respirant encore la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur, était en route pour Damas, une lumière venant du ciel a tout à coup resplendi autour de lui. Cette lumière était tellement forte qu’il est resté trois jours sans voir, sans manger ni boire. Dieu a alors amené Ananias vers lui, au moyen d’une vision, pour qu’il lui impose les mains et qu’il recouvre la vue. Mais avant cela, Ananias avait dit : Seigneur, j’ai appris de plusieurs personnes tous les maux que cet homme a faits à tes saints dans Jérusalem ; et il a ici des pouvoirs, de la part des principaux sacrificateurs, pour lier tous ceux qui invoquent ton nom. Mais le Seigneur lui dit : Va, car cet homme est un instrument que j’ai choisi, pour porter mon nom devant les nations, devant les rois, et devant les fils d’Israël. Ac. 9.
Dieu connaissait Saul de Tarse alors qu’il respirait encore la menace et le meurtre contre les saints. Il l’avait déjà choisi, il l’avait formé pour être l’instrument qu’il était appelé à être. Mais du fait de son incrédulité, Saul faisait fausse route. Dieu savait qu’il avait en Saul un homme dans l’esprit duquel il n’y avait pas de fraude ; ce n’était pas un homme lâche ou mou. Il y avait beaucoup de chrétiens déjà à cette époque, mais aucun d’eux n’a été choisi pour l’œuvre grande et intrépide que Saul de Tarse a accomplie. Il était tellement fidèle à la vérité qu’il pouvait accomplir la parole de Dieu. C’est pourquoi le Seigneur, qui le connaissait d’avance, dit : Je lui montrerai tout ce qu’il doit souffrir pour mon nom.
Dieu ne peut pas choisir n’importe qui pour de grandes œuvres, car beaucoup sont ceux qui flanchent le jour où Dieu leur montre tout ce qu’ils doivent souffrir pour le nom de Jésus. Personne n’a jamais reçu de lumière et de sagesse de la part de Dieu sans que cela ne passe par des épreuves et des souffrances. Ce sont de tels hommes éprouvés qui tiennent bon au jour du combat, et qui sont aptes à conduire le peuple du Seigneur.
Il est dit de Jacob et d’Ésaü : quoique les enfants ne soient pas encore nés et qu’ils n’aient fait ni bien ni mal – afin que le dessein d’élection de Dieu subsiste, sans dépendre des œuvres, et par la seule volonté de celui qui appelle – il fut dit à Rébecca : L’aîné sera assujetti au plus jeune ; selon qu’il est écrit : J’ai aimé Jacob et j’ai haï Ésaü. Ro. 9.
L’Esprit de Dieu – l’Esprit de vérité – ne s’empare jamais d’un homme par la force, mais il convainc et il dirige. Il faut beaucoup d’amour pour la vérité pour l’entendre parler tranquillement au plus profond du cœur. Dieu savait d’avance qu’Ésaü était une personne qui s’opposerait à l’Esprit de Dieu, qu’il mépriserait son droit d’aînesse, etc., c’est pourquoi Dieu l’a haï, même avant sa naissance. Il connaît et il juge les sentiments et les pensées cachés du cœur chez l’homme, même avant qu’il ne sorte du sein de sa mère. C’est sur la base de cette même prescience que nous avons été choisis pour servir à la louange de sa gloire ; c’est pourquoi nous devons maintenant affermir notre vocation et notre élection. Tout est disponible pour nous dans la grâce au bénéfice de laquelle nous sommes, et nous pouvons pénétrer profondément dans le royaume de Dieu, à condition de le souhaiter nous-mêmes. Nous vivons ici selon la loi parfaite de la liberté. Les rêves que Joseph a faits, sur le soleil, la lune et les douze étoiles qui se prosternaient devant lui, montrent que Dieu l’avait choisi pour être le sauveur d’Israël à l’occasion d’une grande famine. Les combats avec le lion et l’ours ont rendu David capable de combattre Goliath. C’est pourquoi il dit : L’Éternel, qui m’a délivré de la griffe du lion et de la patte de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin. Dieu l’avait élu pour l’œuvre qu’il avait à accomplir, avant même sa naissance, et il a commencé à exercer ses mains au combat dès son enfance. C’est pourquoi Huschaï, en conseillant Absalom, pouvait dire de David dans sa vieillesse : Ton père est un homme de guerre, et il ne passera pas la nuit avec le peuple. 2 Sa. 17, 8.
À Jérémie, Dieu dit : Avant que je t’aie formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu sois sorti de son sein, je t’avais consacré, je t’avais établi prophète des nations. Jé. 1, 5.
Les anciens d’Israël s’assemblèrent, et vinrent auprès de Samuel à Rama. Ils lui dirent : Voici, tu es vieux, et tes fils ne marchent point sur tes traces ; maintenant, établis sur nous un roi pour nous juger, comme il y en a chez toutes les nations. Samuel vit avec déplaisir qu’ils disaient : Donne-nous un roi pour nous juger.
Et l’Éternel dit à Samuel : Écoute la voix du peuple dans tout ce qu’il te dira ; car ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi qu’ils rejettent, afin que je ne règne plus sur eux. 1 Sa. 8, 4-7.
Les hommes restent toujours les mêmes, au fil des siècles. Ils voulaient qu’un roi domine sur eux, parce que tous les autres peuples avaient un roi. C’était une croix pour eux d’être différents de tous les autres. Ils ont donc eu un roi, mais ce n’était pas selon la volonté bonne et agréable de Dieu.
Dieu a choisi pour eux un homme qui correspondait à la façon dont ils se représentaient la dignité royale, car Saül était jeune et beau, plus beau qu’aucun des enfants d’Israël, et les dépassant tous de la tête. 1 Sa. 9, 2.
Mais nous savons ce qu’il est advenu de Saül ; il est tombé quand il fallait rester debout. Les enfants d’Israël avaient poussé l’Éternel à leur donner un roi, et il en a choisi un qui leur ressemblait. À la longue, il a été un sujet de honte pour eux.
C’est de cette manière que Dieu choisit un Pharaon pour manifester sa puissance contre lui, un Judas pour montrer la fausseté de l’homme, etc. Tout est fait pour que Dieu soit glorifié en fin de compte.
Selon le sage dessein de Dieu, l’héritage se trouve dans la lumière. Il se trouve dans le jugement. C’est pourquoi l’héritage de Dieu, son peuple acquis et élu, est formé et rendu capable pour le ministère au travers du jugement.
