Le pardon des péchés
En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d’intelligence. V. 7-8.
Le sang a un effet double. Il nous affranchit du péché, dont nous étions esclaves, et il nous affranchit de nous-mêmes, pour que nous vivions la vie de Christ. Nous savons ce que signifie le fait de recevoir le pardon des péchés, mais nous n’avons peut-être pas beaucoup réfléchi au fait que nous l’avons reçu selon la richesse de sa grâce, par toute espèce de sagesse et d’intelligence. Nous nous contentons peut-être de jouir des effets du pardon des péchés, sans examiner avec attention les raisons qui font qu’un Dieu juste peut et veut vraiment nous pardonner.
Jésus a marché selon l’Esprit, et s’est sacrifié par la puissance d’un Esprit éternel. Il avait une devise dans toutes les tentations : « Non ! » De cette manière, lui le juste, il a souffert pour les injustes. Jésus a vaincu le péché dans la chair, qui est la source et la racine de tout péché, et de ce fait il a obtenu le pouvoir sur la source du péché, sur le péché et sur ses conséquences. C’est par ce pouvoir qu’il peut pardonner ou non, selon son bon plaisir. Car lui seul a foulé au pressoir et a remporté la victoire sur ce qui empêchait la loi d’accomplir quoi que ce soit.
La clé des mystères de Christ, c’est Christ manifesté en chair. Ce mystère de la piété ouvre les portes fermées. Avant l’invention du moteur, on n’a pas pu voler, ni naviguer sous l’eau. C’est le moteur qui a rendu possibles des choses qu’on n’imaginait même pas avant.
Il en est de même en Christ. Il faut faire une découverte spirituelle pour pouvoir se porter plus loin vers ce qui est en avant.
La rédemption par son sang implique que le sang ait vraiment coulé. Mais celui dont le sang a coulé a obtenu des résultats d’un tout autre ordre que celui qui reçoit la rédemption par le sang. Il a fallu à Dieu une source abondante de grâce, et au Fils une sagesse et intelligence immenses, pour résister au péché jusqu’au sang, selon le bon plaisir de leurs volontés réciproques. Cette fidélité et cette persévérance ne peuvent être récompensées que par le fait qu’un grand nombre d’enfants servent à la louange de sa gloire.
Il y a deux catégories de personnes qui servent ainsi à la louange de sa gloire :
Les premiers sont terrestres, alors que les seconds sont célestes. Mais les uns comme les autres servent à la louange de sa gloire, avec néanmoins toute la différence qui existe entre la gloire terrestre et la gloire céleste.
Pour ce qui concerne la gloire céleste, nous servons à la louange de sa gloire dans la mesure où nous souffrons avec lui, de même que la richesse de sa grâce, ainsi que la sagesse et l’intelligence, deviennent notre possession personnelle et célèbrent sa gloire dans la mesure où nous nous emparons avec violence de son bon plaisir et que nous sommes formés selon sa volonté. Par le sang par lequel nous avons été réconciliés par la mort de son Fils, la grâce nous pousse à entrer dans le sang, dans lequel nous sommes réconciliés par sa vie. Car c’est la vie qui est le but. C’est pourquoi l’affection de l’Esprit, c’est la vie et la paix.
