Comprendre la force de Dieu, qu’il a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts
Et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Église, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous. V. 19-23.
Dieu veut que nous ayons la compréhension et les yeux ouverts pour voir quelle est l’infinie grandeur de sa puissance envers nous qui croyons.
L’énorme force que Dieu a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, ne peut être comprise que par l’action de la puissance de sa résurrection en nous-mêmes. Nous savons à quel point nous devons souffrir, combien nous devons supporter et tout ce dont nous devons être séparés selon la chair pour parvenir à la vie de résurrection.
C’est par son bras puissant que le Père a accompli cette très grande œuvre avec Christ ; c’est pourquoi il l’a aussi établi comme son honneur et sa gloire, à sa droite.
Par la résurrection de Christ, le Père a triomphé de la puissante volonté propre de l’homme. C’est du fait de sa volonté propre qu’une nation déclare la guerre à une autre nation. Des milliers d’hommes doivent souffrir et mourir à cause de cette volonté propre. Combien donc est grande la force qui a triomphé de cette volonté propre ! C’est avec des cris, des larmes et des prières que Jésus-Christ a combattu, quand il a prié : Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. Nous sommes maintenant unis dans le corps de sa chair, par le même renoncement à notre propre volonté à cause de la volonté de Dieu, ce qui est également appelé : la mort.
Puisque donc toute domination, toute autorité, toute puissance et toute dignité dans ce monde trouvent leur force dans la volonté propre, Jésus a été placé au-dessus de toutes ces puissances, puisqu’il a renoncé à cette volonté propre. Alors j’ai dit : Voici, je viens (dans le rouleau du livre il est question de moi) pour faire, ô Dieu, ta volonté. Hé. 10, 7. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde. V. 9.
Il n’est pas facile pour Dieu d’abolir chez l’homme la volonté propre, pour établir à la place la volonté de Dieu. Il y a entre ces deux volontés la différence de force qu’il y a entre la force de Dieu et celle de l’homme. Ainsi, pour que ce remplacement d’une volonté par une autre se fasse selon les lois de la liberté, nous comprenons quels sacrifices volontaires nous devons faire de notre côté, combien de circonstances surprenantes Dieu doit nous faire rencontrer, et combien sa patience à notre égard doit être grande.
Mais Dieu n’a pas seulement établi Jésus-Christ au-dessus de tout nom qui se peut nommer dans ce monde ; il l’a aussi établi au-dessus de toutes choses dans le siècle à venir. Il a pu le faire parce qu’aucun autre nom n’a tenu bon dans une épreuve aussi grande, et n’a fait preuve d’une plus grande fidélité.
Nul autre ne pouvait accomplir cette œuvre, car l’homme était prisonnier de Satan, et n’avait pas la force de s’en affranchir.
Le Seigneur et Maître de la création a donc dû venir lui-même pour lier l’homme fort et le jeter dehors, avec tous ses instruments.
La résurrection de Christ était la rançon à payer pour la résurrection de l’Assemblée ; car c’est pour elle qu’il a donné sa vie. Mais puisque la nature a été créée pour l’homme, si l’homme participe à la résurrection, la nature y participe elle aussi.
C’est pourquoi l’apôtre dit : Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité, – non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, – avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu.
Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement.
Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. Ro. 8, 19-23.
Nous comprenons par là que notre corps, qui est issu de la terre – qui est terrestre – doit partager le sort du reste de la nature. Nous aussi, nous soupirons en attendant le jour où ce qui est corruptible revêtira l’incorruptibilité, et ce qui est mortel revêtira l’immortalité. Nous aspirons à l’adoption auprès de Dieu. Maintenant, nous sommes des étrangers, loin du Seigneur, aussi longtemps que nous sommes dans ce corps. Mais par la transformation, nous deviendrons semblables à lui, car nous le verrons tel qu’il est.
Puisque Dieu nous a donné, par la résurrection de Christ, l’espérance de la gloire – à nous et de ce fait aussi à la nature – la force qui nous condamnait à être corruptibles, nous et la nature, a ainsi été vaincue et brisée par la résurrection d’un seul. Si ce n’était pas le cas, notre espérance serait vaine. La tête du serpent a maintenant été écrasée, les puissances et les dominations ont été vaincues. C’est pourquoi Dieu a établi Jésus-Christ au-dessus de toute puissance et de toute domination – à sa droite, pour montrer par là qu’il est prêt à l’employer à des choses encore plus grandes que jusqu’à maintenant.
Il a fait tout cela pour nous. Quel lot précieux nous avons en toi, notre bien-aimé Seigneur Jésus-Christ ! Tu portes avec honneur le nom de « Maître » !
