Extraits de lettres qui se trouvent dans les Œuvres Complètes

Pour appréhender le contexte, le lecteur pourra se référer à la version intégrale de ces lettres dans les volumes respectifs des Œuvres Complètes de Johan O. Smith

Lettre à Andreas Nilsen, 22/7/1920

En ce qui concerne le baptême et la Sainte Cène, c’est très bien si tu t’acquittes de ce genre de ministère avec les amis à qui tu as affaire. Aucun de nous n’a de monopole pour exercer ce ministère ; mais lorsque c’est nécessaire et que les circonstances s’y prêtent, chaque frère responsable de l’assemblée locale doit s’acquitter de ce ministère. Je considère donc personnellement que ce que tu as déjà fait était juste.

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Lettre à Edvin Bekkevold, 17/1/1923

Merci pour tes deux lettres. En ce qui concerne le fr. Bang, je vais dire ce que je pense de cette affaire. Il faut toujours être bon envers les pauvres, spécialement envers ceux qui sont parmi nous ; cf. 2 Co. 9, 6–15. Mais il n’est pas souhaitable d’imposer aux amis plus que ce qu’ils peuvent porter. Tout doit se faire volontairement, et non par contrainte. Nous payons tous nos impôts à la commune. Celle-ci est de son côté un dispensateur de Dieu, qui distribue avec discernement à ceux qui sont dans le besoin. C’est une autorité établie par Dieu. Cette autorité consacre une partie de ses moyens à ceux qui sont dans le besoin. Le fr. Bang fait partie de ceux-là ; il doit donc accepter l’aide qu’il peut recevoir de ce côté-là. Les amis sont tous pauvres, et ils payent leurs impôts ; mais si quelqu’un dans l’assemblée a mauvaise conscience quant à accepter l’aide de la commune, cela charge les amis de plus d’impôts que les autres citoyens. On peut vite se retrouver avec 8 à 10 personnes alitées. Si elles devaient toutes dépendre de l’assemblée pour leur subsistance, j’ai peur que tout s’écroule. On peut avoir des scrupules inutiles. Les corbeaux ont ravitaillé Élie. Ceux qui s’occupent de l’aide sociale dans la commune ne sont-ils pas meilleurs que beaucoup de corbeaux ? Si quelqu’un est dans le doute quant à ce genre de choses, il doit demander conseil avant de prendre une décision définitive. Du reste, c’est une affaire tellement simple que je m’étonne que l’on puisse se cabrer à cause de telles choses. J’ai reçu mon salaire de l’État pendant bientôt toute une vie, d’autres le reçoivent de la commune. Si je deviens vieux, je toucherai une retraite. Est-ce que je devrais refuser de la toucher et avoir des scrupules ?? Est-ce que je devrais plutôt commencer à extorquer de l’argent aux pauvres de l’assemblée ? Le fr. Bang ne peut rien exiger de l’assemblée, que ce soit comme serviteur ou comme membre. C’est une autre chose que chacun en particulier se souvienne des pauvres, quand l’occasion s’en présente. Salue le fr. Bang et dis-lui qu’il peut en toute bonne conscience accepter l’aide que la commune lui octroie, et que c’est beaucoup mieux que de forcer un groupe d’amis pauvres à payer un impôt supplémentaire.

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Lettre à Edvin Bekkevold, 20/1/1923

Merci pour ta bonne lettre, que j’ai reçue aujourd’hui. Toi et Olstad, vous avez accordé ce prêt dont vous parlez en toute bonne foi, je ne veux donc pas vous faire de reproches à ce sujet ; vous êtes bien assez punis comme cela. Je veux pourtant dire qu’on n’a absolument pas le droit de prêter à d’autres ce qu’on ne possède pas soi-même – si bien qu’on est obligé de l’emprunter. D’autre part, il vaut mieux chercher à éviter de faire des emprunts d’argent et de se porter garant pour les emprunts des autres, car cela crée toujours des problèmes. Tu as maintenant des dettes – une grande dette de 1.500,00 couronnes – que tu as du mal à rembourser, et tu me demandes conseil. Les Écritures disent de ne rien devoir à personne, si ce n’est de nous aimer les uns les autres. En même temps, tu parles de démarrer une activité de boulangerie à la maison. Oui, pourquoi pas ? Si tu en as la possibilité et que tu crois que ça peut marcher, tu es de toute façon obligé de tout faire pour payer ta dette. Sois prudent dans les affaires d’argent, et ne t’engage jamais dans de telles choses dans l’assemblée sans demander conseil. Ce conseil ira presque toujours dans le sens du refus. On peut et on fait bien de donner des aumônes et des dons à ceux qui sont dans le besoin, selon ses moyens. Mais si quelqu’un vient et te demande des milliers, réponds non ! sans hésiter. Tu aurais évité cette histoire si tu avais demandé conseil. De tels escrocs fourmillent – maintiens-les à distance ; pourquoi devraient-ils te prendre ta table, ta chaise et ton lit ? Je sais que tu feras attention une autre fois, mais on a besoin d’entendre et de réentendre sans cesse les choses. Si tu décides dans ton cœur de payer toutes les dépenses et de rembourser ces 1.500,00 couronnes, Dieu bénira ton travail ; mais tu dois prier pour cela, et tu verras que la difficulté ne dépassera pas tes capacités. Que Dieu te bénisse dans ce sens.

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Lettre à Edvin Bekkevold, 13/8/1922

J’ai reçu plusieurs lettres de Kristiania, et elles indiquent toutes qu’il reste des choses pour lesquelles il faut procéder à une mise au point – non selon la lettre, mais dans le cœur. Que ce soit consciemment ou inconsciemment, une pression humaine a été exercée sur l’assemblée à Kristiania. Personne ne doute probablement de ce que c’est le fr. R. qui a exercé cette pression. Ce dernier doit reconnaître cela dans son cœur, et s’en convertir ; alors la situation s’assainira. […] S’il le comprend, mais qu’il ne veut pas se plier, il est encore moins un serviteur dans l’assemblée. Mais s’il le comprend et qu’il prend de tout son cœur la faute sur lui, il retrouvera la confiance des amis.

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Lettre à Edvin Bekkevold, 20/8/1922

Mon avis personnel en ce qui concerne cette affaire est que le fr. Risnes a pris sur lui la part de jugement qui lui revient. Mais il n’est pas juste de faire reposer toute la faute exclusivement sur lui. Plusieurs des sœurs âgées ont cru au fr. Risnes comme en un dieu. Elles n’ont pas tenu compte de sa jeunesse et de son manque de maturité comme serviteur dans l’Assemblée. Malgré tout ce qui a été annoncé, elles ont tout attendu de la part de ce jeune serviteur de l’Éternel. Et sans examiner elles-mêmes les choses, elles ont tout avalé et se retrouvent maintenant dans une situation difficile. Les amis âgés doivent se juger eux-mêmes pour cela. S’ils le font, tout s’arrangera. Je veux conseiller à chacun de se garder de manquer de miséricorde et du fait d’exiger du fr. Risnes des choses pour lesquelles sa conscience ne lui fait aucun reproche. « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ! » Mt. 5, 7. Souvenez-vous de cette parole de Dieu et chassez tous les sujets de plaintes ; car le temps viendra où chacun de nous aura besoin de miséricorde, et il sera alors bon d’avoir soi-même fait preuve de miséricorde.

Si après cette mise au point, il se trouve encore quelqu’un qui n’est pas satisfait, je ne veux pas intervenir seul dans cette affaire, mais je prendrai avec moi les frères anciens de l’Assemblée, et nous pousserons plus loin notre examen de ces choses, mais nous chercherons aussi à savoir quelles sont les motivations de ceux qui exigent plus que ce qui a été expliqué lors de cette mise au point. C’est pourquoi, si quelqu’un s’estime lésé après cette mise au point, mon exhortation à chacun est de préférer supporter la souffrance – en toute charité. Que la riche grâce et la paix de Dieu soient sur nous tous ! Votre frère, qui combat toujours pour la cause de la paix.

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Lettre à Edvin Bekkevold, 21/10/1933

Celui qui a des enfants doit prendre soin lui-même de ses enfants. […] Je n’ai jamais lu que l’apôtre Paul mendiait pour le compte de Pierre, ou Pierre pour le compte de Paul. Mais Paul collectait de l’argent pour les saints qui étaient pauvres à Jérusalem. Nous devons travailler pour Dieu, et il fera son devoir envers nous. C’est de l’incrédulité de ne pas s’y fier. Un travailleur mérite son salaire. Mais c’est celui qui nous a employés qui doit nous donner le salaire. Et il a dit : Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point.

Une pression financière sur l’assemblée a l’effet contraire de ce qui est escompté. On éprouve alors de la répugnance à donner quelque chose, ce qu’on aurait a priori fait de son plein gré et avec joie.

Il s’agit de rester vigilant, pour que les soucis de ce qu’on va manger et ce qu’on va boire n’assoupissent pas celui qui devrait être un modèle et un précurseur. Tout peut alors finir en catastrophe.

Sinon tu pourrais en venir au point où personne qui est réellement pauvre ne peut te rendre visite. Ne peuvent venir que ceux qui ont quelque chose à te donner, ou alors qui peuvent faire le ménage pour toi.

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Lettre à Edvin Bekkevold, 29/3/1927

L. […] pensait que nous tenions beaucoup à le garder. C’était là une plateforme par laquelle Satan cherchait à s’introduire. Si nous avions eu besoin de leur argent et de leur chair, il en aurait profité pour entrer, et des loups féroces auraient pu corrompre le troupeau. Quand la situation est devenue à peu près claire à mes yeux, j’ai répondu que nous n’avions pas besoin de leurs 5 ou 10 centimes, qu’ils pouvaient se sentir libres à notre égard, et qu’ils pouvaient « aller au diable » pour ce qui nous concerne. De telles paroles pouvaient sembler rudes, mais elles les ont désarmés, et après cela il n’y avait plus de force pour mener la guerre, juste des « grognements » charnels. Tu aurais eu affaire à toute cette méchanceté à un moment ou un autre, si cela n’avait pas été exposé à la lumière maintenant. –

Nilsen a reconnu qu’il était devenu amer contre quelqu’un qu’il avait fréquenté jadis ; mais un zèle amer contre d’autres, c’est l’œuvre de mauvais esprits.

Je te prie, cher frère, de t’exercer à débusquer les mauvais esprits qui sont à l’œuvre par l’intermédiaire de personnes, pour que tu engages tout de suite le combat contre eux. Nous avons besoin de guerriers à Oslo, pour que les « loups » ne puissent pas pénétrer. Attaque le loup, le plus tôt sera le mieux ; cela inspirera de la crainte à tous. Exerce-toi à écouter, à comprendre et à « mener la guerre ». C’est de cette manière que vous pourrez avoir la paix. Du reste, on connaît bien trop peu la guerre. Mais il faut apprendre à la connaître. Ce sont les « guerres de l’Éternel » que nous menons. Souviens-toi de cela et apprends-le ! […] Sois courageux et fort ! Ne crains rien ; le Seigneur veut te donner la victoire. Ce n’est que lorsque tu auras appris « l’art absolument indispensable de la guerre » que tu auras bien en main tous les fils qui peuvent te donner la victoire. C’est sûr que tu as des dispositions pour être un guerrier, mais tu dois être attentif à ces choses et t’exercer.

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Lettre à Anna Kjærnet, 13/10/1931

Il viendra un jour où nous devrons rendre compte de tout ce que nous aurons fait avec notre corps. Toute bonté et toute bonne action pèseront aussi dans la balance ce jour-là. Toute fidélité, toute persévérance et toute bonté pèseront lourd, puisque Dieu aime tout cela. En contrepartie, l’insuffisance, le manque d’intelligence et les erreurs ne pèseront pas grand-chose, si l’entendement n’est pas resté dans ces choses, mais qu’il s’est tourné vers la piété et la bonté. Car celui qui s’attache au Seigneur est un même Esprit avec lui.

Un homme culmine à 50 ans ; la vieillesse commence après l’âge de 60 ans. Mais je suis d’accord avec le colonel Brengle de l’Armée du Salut, qui a dit : « Réjouissez-vous avec moi, car chaque année qui passe est très précieuse, puisqu’on devient plus capable de suivre le développement et la manière dont Dieu dirige les choses, et ainsi de récolter des richesses plus grandes en Dieu. »

J’ajouterai : Nous qui sommes aveugles sommes satisfaits d’être aveugles, jusqu’à ce que Dieu trouve bon d’ouvrir nos yeux, sur un point après l’autre. Il y a aussi du repos dans ce domaine, même si nous sommes pleinement conscients que l’insuffisance est attachée à nous jusqu’à ce qu’une nouvelle vision, une nouvelle étoile du matin et une nouvelle lumière du jour se lèvent dans nos cœurs. L’heure est alors venue pour un nouveau jugement, une nouvelle mort, une nouvelle résurrection, une nouvelle croissance dans le corps du seul Jésus-Christ.

Au beau milieu de tout cela, nous espérons contre toute espérance et nous apprenons de cette manière à être patients et longanimes. Et nous entrons progressivement dans le repos de sabbat qui est préparé pour le peuple de Dieu. Nous nous y reposons de nos œuvres, et dans ce repos nous nous retrouvons avec nos frères dans ce monde, pleins de compréhension et d’égards les uns pour les autres, et nous poursuivons notre route pour accéder à la communion des saints pour toute l’éternité.

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Lettre à Anna Kjærnet, 24/1/1935

Long est le chemin qu’il faut suivre dans l’Esprit pour sortir du monde, traverser les parvis de Dieu et entrer dans le temple de Dieu. La plupart des gens n’arrivent probablement jamais aussi loin ; c’est donc l’âge bien avancé du juste. Il y a en effet deux sortes de chrétiens : les chrétiens du parvis et les chrétiens du temple. Tous les partis se trouvent dans le parvis. Mais si nous obéissons à l’Esprit, nous sortons de tout cela pour arriver à l’endroit où la voix de Dieu se fait entendre, c’est-à-dire le temple, le temple du corps. Nous y sommes baptisés dans un même Esprit pour former un même corps (temple), et nous n’y entendons qu’une seule voix (la voix du Berger). – C’est là que se trouve le repos de Dieu. C’est là que se trouve la Parole de Dieu, une seule foi, un seul Père, un seul baptême. Heureux tout homme qui combat jusqu’à devenir un « chrétien du temple ».

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Lettre à Edvin Bekkevold, 15/4/1920

Merci beaucoup pour ta bonne lettre, que j’ai reçue hier.

En ce qui te concerne, tu dois considérer les sœurs âgées qui ont reçu ces vérités avant toi, et qui ont manifesté une bonne conduite, comme tes collaboratrices. […] Cependant, tu dois porter toi-même la responsabilité pour l’ensemble, ce qui sera facile pour toi si tu diriges les choses vers la piété à tous égards.

C’est à toi-même de décider dans quelle mesure tu dois annoncer de la musique ou non. Cela peut avoir sa raison d’être comme appât pour attirer les gens. Mais c’est la parole de Dieu qui fait des gens ce qu’ils doivent devenir. Vous ne devez pas faire de « numéro » de quoi que ce soit – vous ne devez pas annoncer qu’il y aura de la musique. Mais cela peut apporter un peu de changement dans le cours de la réunion de laisser Reidar jouer un peu de musique pour eux. Cela peut encourager plusieurs personnes à revenir. Du reste, il ne faut pas porter le violon aux nues, car le musicien a vite fait de se laisser entraîner vers les mêmes hauteurs.

Laisse la sagesse diriger toutes choses, car c’est elle qui dirigera dans l’éternité. Que Dieu te bénisse richement dans ton œuvre ! Sois fidèle envers Lui ! Tu nous as tous réjouis jusqu’à ce jour, puisses-tu continuer à servir dans l’humilité !

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Lettre à Edvin Bekkevold, 21/11/1930

Ne laisser pas des gens franchir la ligne dans ce qu’ils disent à propos des assemblées d’où ils viennent. Nous devons nous-mêmes nous en tenir strictement aux Écritures et en tirer des enseignements sur les péchés de notre époque.

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Lettre à Andreas Nilsen, 6/12/1927

Pour ce qui est des conseils dans les questions difficiles, quand on peut soi-même être affecté, il faut user de prudence et ne pas se défiler.

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Lettre à Andreas Nilsen, 10/3/1926

Jésus est la « porte des brebis ». Presque toute la prédication « indique la porte » à ceux qui sont à l’extérieur de la porte. C’est un travail utile, bénéfique pour ceux qui sont à l’extérieur. Mais on est loin de prendre soin et de servir comme il se doit ceux qui sont venus « à l’intérieur ». On considère même que c’est trop partial et boiteux de s’occuper d’autre chose que de montrer la porte de l’extérieur. Alors que l’évangile pour les pécheurs est annoncé partout, ceux qui un jour sont parvenus à la foi meurent en masse, par manque de nourriture. Et on traite même de séducteurs ceux qui veulent s’occuper de ces pauvres âmes. C’est dans des conditions aussi étroites que ça qu’il faut nourrir l’assemblée. Heureuse toute âme qui réussit à passer par cette « danse sous les baguettes »72 sans y laisser sa peau. C’est une lourde tâche que d’être serviteur de l’Esprit. Qui en est capable ???

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Extraits de lettres de l’édition de 1949 qui ne se trouvent pas dans les Œuvres Complètes de J. O. Smith

Dieu est très exact, nous devons donc garder ses commandements avec exactitude, sinon les choses tournent mal. Cela concerne chacun en particulier, et cela concerne l’Assemblée. Dieu sonde les cœurs et les reins de chacun. Il est à la recherche de celui qui est pieux, de celui qui l’aime de tout son cœur. Il élève de telles personnes, mais il abaisse les infidèles. Personne ne peut rien y changer. C’est pourquoi il s’agit d’être parfaitement honnête, pour ne pas essuyer un cuisant échec. Car Dieu tire vengeance de toute fraude, de toute infidélité et de tout mensonge. Il ne peut pas supporter le mal. Mais il retire de la boue le pauvre qui est fidèle et sincère, et il le fait asseoir parmi les princes, avec les grands de son peuple. C’est pourquoi nous devons veiller à devenir des chrétiens du premier commandement, selon l’expression de Wetterlund.

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Dieu nous a donné son Fils, Jésus-Christ, comme chef de toutes choses, dans l’Assemblée, qui est son corps. Ép. 1, 20 et versets suivants. Il règne sur toute domination, toute autorité, toute puissance, toute dignité, toute incrédulité, sur les esprits abattus, sur les hommes. Le corps de Christ, l’Assemblée, est placé au-dessus de tout cela. Et dans ces hauteurs célestes, nous avons communion les uns avec les autres. Pourquoi alors se laisser tourmenter par des esprits méchants dans les lieux célestes ? Pourquoi se laisser décourager par les fils de la rébellion, en qui cet esprit habite ? C’est de la pure incrédulité. Crois la parole de Dieu, et attache-toi fermement à elle. Cf. Col. 1.

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Sois attentif et obéissant à la vocation céleste et aux directives qui viennent d’en haut. Sois une personne indépendante – pense par toi-même et écoute par toi-même, lis toi-même les Écritures et juge et discerne toi-même chaque chose ; alors tu deviendras spirituel et utile dans le service du Seigneur.

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1. Quand l’Assemblée est réunie, les femmes doivent bien sûr couvrir leur tête lorsqu’elles prient. Il est écrit que c’est à cause des anges. Les dominations et les autorités dans les lieux célestes doivent connaître la sagesse infiniment variée de Dieu par l’Église. Ép. 3, 10. Il semble que les anges observent l’Assemblée de l’extérieur et que cela leur donne un aperçu de la sagesse infiniment variée de Dieu. Ils désirent plonger leurs regards dans les mystères de Christ, mais ils n’en sont pas capables. C’est pourquoi ils doivent suivre les choses de l’extérieur. Cela vient sans doute du fait que les anges n’ont pas de chair et de sang comme nous, et que Jésus ne s’est pas revêtu d’une nature d’ange. Cf. 1 Pi. 1, 12 et Hé. 1, 5 et versets suivants. Hé. 2, 5 et 16.

C’est pour cela que la femme doit porter un signe de soumission sur la tête.

2. Lorsqu’on prie en famille (moment de recueillement), quant à moi, si j’étais une femme, je couvrirais ma tête. Il n’y a pas lieu d’épiloguer là-dessus. Les anges sont sans doute présents là aussi.

3. Lorsqu’on prie seul dans sa chambre, que chacun suive sa propre conscience.

4. Nous devons prier sans cesse, et on ne peut pas toujours avoir la tête couverte, ce serait absurde.

5. La vraie piété nous enseignera dans toutes les circonstances ce qu’il faut faire. Lorsque je prie et que je me tiens devant la face de Dieu et des anges, j’enlève toujours mon chapeau, même si je suis seul. Mais lorsque je prie tout en travaillant ou en marchant dans la rue, je garde mon chapeau sur la tête, car je considère cela comme étant inclus dans « priez sans cesse ».

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J’entends dire qu’une bonne entente règne entre vous. C’est ce qui se produit lorsque chacun a une relation directe avec la tête, Christ. On peut alors voir beaucoup plus clair dans toutes les situations, et chacun peut supporter les faiblesses des autres. Christ a le temps de parler avec chacun de nous, et par la foi, on entre en contact direct avec lui.

Le ministère de l’Esprit est varié, parce que la sagesse de Dieu est variée, et parce que les manquements sont variés. Je comprends que beaucoup de chrétiens ont le témoignage de l’Esprit et de l’eau, comme Apollos, qui enseignait ce qui concernait Jésus avec exactitude, bien qu’il n’ait eu que le baptême de Jean. Mais Jésus n’est pas venu avec l’eau seulement ; il est venu avec l’eau et avec le sang. Le sang a été apporté dans le sanctuaire. Notre esprit aussi est apporté avec le sang dans le sanctuaire. Cela produit une joie glorieuse. Sous le témoignage de l’eau et de l’Esprit, le corps reste intact et entier, et le corps du péché reste indemne. Mais le témoignage du sang s’attaque au péché dans la chair et fraye le chemin au travers du voile. C’est cela qui crée une séparation entre les chrétiens qui ont le témoignage de l’eau et les chrétiens qui ont ces deux témoignages dans le Saint-Esprit.

Les années passent tellement vite. 56 années de ma vie se sont déjà écoulées. Combien il est alors nécessaire de penser à l’éternité et de s’y préparer ! Dieu a disposé toutes choses à merveille. Nous n’avons pas les fêtes juives, mais nous avons des conférences et des occasions spéciales, qui apportent du changement et qui sont un rafraîchissement dans la vie quotidienne.

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La lettre de la sœur *** n’était pas très encourageante. Mais c’est là ce qui arrive quand on est ballotté d’une personne à l’autre et qu’on leur demande conseil, au lieu de rechercher Dieu et de lui demander sa lumière dans les circonstances. Du reste, on ne doit pas être prompt à croire ceux qui ne font que se réjouir dans la lumière. Le peuple agissait de la même manière du temps de Jean-Baptiste. Quand une âme est sincère, la lumière pénètre jusqu’à sa moelle et à ses os, de sorte qu’elle se retrouve tout à fait dépouillée et nue. C’est dans cet état-là qu’elle est en mesure de garder la lumière. D’abord le brisement, puis l’édification. On ne peut pas édifier une habitation de Dieu en Esprit sur un volcan du vieil homme. Un jour, il crache à nouveau sa lave, et tout a été en vain. Tu sais toi-même par expérience qu’il faut beaucoup de temps avant d’arriver à reconnaître profondément son état véritable. Le plus souvent, on a des déceptions dans son ministère, mais cela ne doit pas nous décourager. Nous devons essayer à nouveau, et tirer un enseignement de nos expériences passées. Retenez fermement ce que vous avez, ce qui vous a rendu heureux et ce qui, un jour, vous rendra bienheureux. Aucun adversaire n’aura le dessus sur vous si vous restez fermes et inébranlables. Dieu vous a donné de sa connaissance, celle qui a plus de valeur que la connaissance que les hommes ont de Dieu. Souffrez comme des soldats de Jésus-Christ ! Saisissez la vie éternelle !

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Celui que le Fils affranchit est réellement libre. Tous les liens – en dehors du Fils – ne sont donc pas la liberté. Mais il y a aussi des liens qui sont noués en Christ, des liens par lesquels nous croissons en celui qui est le chef. Ce sont là des liens bénis. Paul n’avait que Timothée qui partageait ses sentiments, car tous cherchaient leurs propres intérêts. Il est question ici du ministère. Nous devons donc, dans notre ministère pour Christ, délier tous les liens et laisser les âmes libres, pour qu’elles puissent croître dans cette liberté et devenir des hommes faits. Mais dans cette liberté, il faut veiller sur les brebis et les agneaux, pour qu’ils ne se laissent pas prendre par d’autres liens et d’autres entraves, et qu’ils ne se retrouvent pas aux prises avec le loup.

Les voies de Dieu sont merveilleuses. Tout dépend de la fidélité et du fait de demeurer dans le repos de Dieu. Si on veut passer par un autre chemin, on a vite fait de se retrouver en porte à faux et de déchoir de sa fermeté. De cette manière, les premiers peuvent se retrouver parmi les derniers et les derniers parmi les premiers. Ici aussi, c’est la justice de Dieu qui se manifeste – bien que Dieu ne se repente pas de ses dons et de son appel.

Puisse la vérité nous saisir à tel point que nous en arrivions à devenir des vérités personnifiées, de même que notre Seigneur Jésus-Christ est la « Vérité » !

Donne-toi entièrement au service des autres, oublie-toi toi-même, et c’est cela qui t’apportera la joie et la délivrance. – En ce qui me concerne, j’ai beaucoup de travail et je suis occupé du matin au soir. Dieu est bon, il donne la santé et la force.

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Oui, on peut fort bien s’approcher tout près des portes de la mort au beau milieu de l’Assemblée. Ce n’est que la vraie piété qui peut nous maintenir debout et nous faire avancer. Mais c’est aussi le chemin merveilleux de Dieu qui passe si près du précipice pour tous ses fidèles, qui pourtant ne doivent ni trébucher ni s’égarer. J’ai souvent été très étonné de voir comment vous avez pu trouver une issue dans ce filet de difficultés ; mais quand Dieu donne de la lumière, rien n’est impossible. Pour ma part, j’aime la vérité et la justice du plus profond de mon être, mais j’ai l’impression que je n’ai pas toujours trouvé la bonne voie assez rapidement. Cependant, par la grâce de Dieu, j’ai essayé d’aider celui qui était en détresse – si seulement j’avais le regard assez aiguisé pour voir qui il était et où il se trouvait. Priez Dieu pour qu’il me donne une vue plus claire dans ce domaine ! De grandes valeurs sont en jeu, et on peut sauver beaucoup de choses qui autrement seraient perdues. Il y a toujours de nouveaux domaines, de nouvelles difficultés et une aide nouvelle. C’est cela qui exige de notre part un si grand degré de vigilance. Que Dieu nous aide à veiller justement à cela !

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J’entends dire que tu es très malade. Nous avons prié pour toi à la réunion, et je lutte pour ta santé dans mes prières à Dieu. C’est une mise à l’épreuve, sois seulement patient et fort, et Dieu donnera une bonne issue à toute cette situation. Car Dieu prépare l’épreuve et le moyen d’en sortir, afin que nous puissions la supporter. Dieu frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. Si nous n’avons pas part au châtiment, nous ne sommes pas ses vrais fils. Je ne crois pas que ta maladie soit à la mort. Sois seulement fort dans l’espérance et dans la foi. Satan est aussi furieux à cause de l’œuvre que Dieu a faite dans ton village. Il y a deux ans environ, j’étais avec le fr. Aslaksen dans le Jutland. Un soir, nous sommes rentrés tard à la maison où nous habitions. La maîtresse de maison s’est mise à me poser un tas de questions, surtout concernant Ro. 7. Son mari écoutait. J’étais épuisé et très fatigué, et la femme ne voulait ni se laisser convaincre, ni mettre un terme à la conversation.

Je dormais dans une chambre et le fr. Aslaksen dans une autre. Quand j’ai enfin pu aller me coucher, j’ai été assailli par une force invisible qui oppressait mon corps, de sorte que je frissonnais et que je tremblais d’une manière effrayante. C’était comme si j’allais mourir. Ce devaient être des mauvais esprits en colère qui m’attaquaient. Dans ma détresse, j’ai prié Dieu pour qu’il me délivre. Subitement, je me suis senti réchauffé (d’un seul coup) et je me suis endormi. Le lendemain, j’ai raconté au fr. Aslaksen ce qui s’était passé, et il m’a dit qu’il avait remarqué que j’étais très pâle, et qu’il avait prié pour moi pendant la nuit. J’ai aussi ressenti les attaques de Satan à d’autres occasions, lorsque de grandes manœuvres spirituelles avaient lieu, si bien que moi non plus, je n’ignore pas ses desseins.

Je voulais te faire savoir ces choses, car lorsque la lumière se répand dans les différents domaines, le prince des ténèbres perd son emprise et devient impuissant. – Espérons que Dieu te donnera dans sa grâce toute l’aide dont tu as besoin. Dieu travaille puissamment à K. pour l’instant. Mais quand Dieu travaille, la méchanceté dans les hommes fait rage. C’est Satan qui est en colère. Mais résistons-lui avec une foi ferme, et il fuira loin de nous. Car sa tête, son pouvoir, sont écrasés sous les pieds de Christ. Le corps est mort à cause du péché. Il essaie maintenant d’attaquer le corps, bien que celui-ci soit un temple du Seigneur. Christ est ressuscité avec son corps, et nous pouvons trouver de l’aide aussi pour notre corps, car Christ a vaincu lorsqu’il était dans le corps. C’est pourquoi nos corps sont les membres de Christ, dont Satan peut être chassé par la foi.

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Je viens d’ouvrir la Bible pour trouver une parole pour toi, car je ne savais pas très bien comment commencer. Sans chercher, mes yeux sont tombés sur ce passage : « Mais toi, si tu as recours à Dieu, si tu implores le Tout-Puissant ; certainement alors il veillera sur toi, et rendra le bonheur à ton innocente demeure ; ton ancienne prospérité semblera peu de chose, celle qui t’est réservée sera bien plus grande. » Job 8, 5-7. Ta vocation et ton élection restent fermes du côté de Dieu, mais tu dois les affermir. Tu ne dois pas être incrédule et douter. Prie humblement de recevoir la grâce et sois à l’avenir exact, très exact, pour ce qui est de te charger chaque jour de ta croix. À cause des autres amis, tu dois prendre soin de ta vocation et de ton élection. Ce sont leurs rapports avec toi et la manière dont le corps est assemblé qui l’exigent. Sois donc rempli d’assurance et de force ! Fortifie tes genoux affaiblis et suis avec tes pieds des voies droites ! En ce qui concerne les sentiments, tu ne dois pas t’égarer. Une personne qui porte des responsabilités n’a pas le temps de s’abandonner à des sentiments. La joie de la responsabilité, c’est de veiller à ce que tout soit en ordre, pour que les autres puissent se réjouir. C’est cette joie-là que tu dois rechercher. Laisse tous les autres jubiler d’une joie enfantine à cause du salut. Tu dois jubiler dans ce qui est digne de ta vocation. Pour ce qui me concerne, je n’ai jamais pu m’abandonner à la jubilation. La responsabilité et le travail d’ensemble ont été trop prenants pour cela. Mais la paix de la foi, l’assurance de la foi et la joie dans le travail dans l’Esprit portent en eux la joie du salut, et bien plus encore. Jette maintenant par-dessus bord tous ces souvenirs sombres, et mets-toi à l’œuvre comme un serviteur et non comme un simple soldat ! C’est une question de foi de résister à Satan pour qu’il fuie loin de nous. – Souviens-toi que les souffrances de Job sont souvent la plus grande grâce qui soit.

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Merci pour ta bonne lettre. Je me réjouis de ce que tu sois entré dans le repos. Il faut savoir que le repos en Dieu est présent, même si nous avons de temps en temps de forts combats contre l’armée des esprits méchants dans les lieux célestes. Généralement, ces combats surgissent par l’intermédiaire de personnes qui se laissent influencer par les mauvais esprits. Lorsque de tels combats surgissent, tu ne dois pas croire que le repos disparaît pour autant. Quand la victoire a été remportée, le repos est encore plus profond. Ne l’oublie pas ! et sois plein d’assurance et de force ! Je parle ici par expérience et en me fondant sur les Écritures.

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C’est la bénédiction de Dieu qui fait que les affaires prospèrent et que vous pouvez vivre de ces revenus. Je crois que Dieu bénit quand on reste fidèle dans les petites choses. C’est aussi bon d’avoir assez à faire. Cependant, la sagesse s’acquiert à la faveur du loisir, dit l’Ecclésiastique. Il y a des affaires qui doivent passer devant toutes les autres affaires, et tu sais bien quelles sont ces affaires. Lorsque je suis à la maison et que je travaille, il m’arrive régulièrement d’être soudainement inspiré de partir à tel ou tel endroit, souvent à Oslo. Je comprends en vérité que je ne m’appartiens pas. Et ce qui est curieux, c’est que c’est toujours à point nommé. Dieu est extrêmement exact.

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En ce qui concerne les tensions que vous remarquez, le Seigneur lui-même fera fleurir la verge de celui qu’il choisit. Ne combattez donc pas avec des armes charnelles, mais attendez patiemment le secours de l’Éternel. Reprenez ceux qui sont dans l’erreur, s’ils y sont réceptifs. Mais en toutes choses, il faut veiller à garder soi-même l’équilibre. Un serviteur de l’Éternel doit être capable de supporter le mal. Un peu de folie l’emporte sur la sagesse et sur la gloire, et les mouches mortes infectent et font fermenter l’huile du parfumeur. Soyez donc prudent en toutes choses dans le ministère intérieur, car celui-ci exige de notre part tout ce que nous possédons comme patience et longanimité, et même encore plus.

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J’ai été à Oslo pendant quatre jours. Nous avons eu des réunions bénies tous les soirs et des entretiens toute la journée. Nous avons parlé de la Ville qui était cubique, et de l’Esprit qui renferme les sept esprits de Dieu (És. 11), qui est aussi cubique, ainsi que du fait de prendre garde aux chiens (Ph. 3), qui aboient toujours contre toutes les choses extérieures. Nous avons une bonne part de cette « nature de chien » en nous, mais Dieu n’a jamais donné de place au chien dans l’Assemblée. Ce chien doit mourir, pour que seuls restent le bon berger, les brebis et les agneaux.

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Au Psaume 43, il est écrit : « Envoie ta lumière et ta fidélité (ta vérité, trad. norv.) ! Qu’elles me guident, qu’elles me conduisent à ta montagne sainte et à tes demeures ! J’irai vers l’autel de Dieu, de Dieu, ma joie et mon allégresse… »

Par la lumière et la vérité de Dieu, nous arrivons à sa montagne sainte (qui est séparée des choses profanes), et nous devenons solitaires. Nous entrons en contact avec ses demeures, c’est-à-dire avec les personnes dans lesquelles l’Esprit de Dieu habite et agit. Nous venons à l’autel de Dieu, où toute notre propre volonté doit être sacrifiée, et nous venons à Dieu, notre joie et notre allégresse. Si on aime la joie, on peut l’obtenir en aimant la justice (la vérité) et en haïssant l’iniquité. Voilà le chemin qui mène à « Dieu, notre joie et notre allégresse » !

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Nous avons parlé mercredi dernier des vaches maigres et laides qui ont mangé les sept vaches grasses et belles ; alors Pharaon s’éveilla. Je me demande s’il n’en est pas de même de nos jours aussi. Hans Nilsen Hauge73 était une telle créature laide en son temps, mais il brille maintenant, et les autres ont été complètement dévorés. Ils ne forment plus qu’un arrière-plan sombre. De la même manière, les pharisiens du temps de Jésus étaient de belles vaches, alors que Jésus n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer les regards. Mais ces belles vaches n’ont-elles pas été dévorées, et n’est-ce pas celui qui n’attirait pas les regards qui brille ? Soyons donc satisfaits de notre sort comme vaches maigres et laides. Les belles vaches grasses seront dévorées.

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Nous devons servir l’Assemblée, pas régner sur elle. Les amis doivent se sentir libres de toute pression et de toute exigence. La piété doit être volontaire, c’est pourquoi il faut les exhorter et les encourager comme des personnes libres, et ne pas les menacer comme des esclaves et des serfs.