Paix.
Je te remercie beaucoup pour la lettre que tu m’as envoyée pour Noël, et pour les règlements d’abonnement à Skjulte Skatte reçus aujourd’hui. Je te renvoie la liste acquittée.
Je me réjouis de ce que ça va bien chez vous et dans les villes alentour.
Mon fils Aksel et Elihu Pedersen ont séjourné à Flisa depuis la conférence du Nouvel An. Ils font salle comble et plusieurs personnes ont été convaincues. Il y a des voitures de jeunes qui viennent de loin pour les écouter. Certains des plus âgés s’opposent, d’autres sont pour, selon l’intelligence qu’ils ont, les uns et les autres.
Ici, la vie suit son cours. Les jeunes ont des réunions. L’ange devait mesurer le temple de Dieu, l’autel et ceux qui y adorent ; mais le parvis extérieur du temple ne devait pas être mesuré, car il devait être foulé aux pieds par les nations. Ap. 11.
Il y a deux sortes de chrétiens : 1) les chrétiens du temple et 2) les chrétiens du parvis. Le temple est le corps, et les chrétiens du temple ont part à la croissance du corps. Mais ceux qui vivent seulement en s’appuyant sur le pardon des péchés sont des chrétiens du parvis, et on ne peut pas mesurer un seul millimètre de croissance chez eux. Et pourtant, ils prétendent être riches et rassasiés.
C’est pourquoi, ne tiens pas compte des avertissements et des médisances du parvis extérieur, car il est divisé en 300 à 400 dénominations. Jésus a prié que nous soyons tous un. Ça, c’est le christianisme du temple (le temple de son corps).
Combien une âme sincère doit lutter pour s’arracher à toutes les dénominations et entrer dans le temple, où toutes les barrières sont détruites ! Loué soit Dieu pour son salut magnifique ! Le monde ne peut pas croire, à cause du désaccord et du sectarisme des chrétiens. Et pourtant, il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, une seule voix (la voix du Consolateur), un seul corps, un seul Dieu, le Père de tous. Car Christ n’est pas divisé. Les partis sont un péché grossier. Et ils combattent contre le christianisme du temple de toutes leurs forces. Ils pensent rendre un culte à Dieu en tuant (spirituellement parlant) tous ceux qui les quittent et qui vont à Lui – en dehors du camp.
J’ai écrit quelque chose à ce sujet pour le numéro de mars de Skjulte Skatte.
Le fr. Aslaksen a été à Bergen, et maintenant il est à Måløy. À Copenhague, un tailleur et sa femme se sont convertis. Un autre est sur le point de le faire. Il y a des progrès partout.
Salutations cordiales à toi, à ta maison et aux amis.
Ton frère dévoué,
J. O. Smith